La répression des fraudes dénonce à la justice les pratiques d’assurance de smartphones d’Indexia

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), monte au créneau face aux pratiques d’assurances du groupe Indexia. Le groupe Indexia a été créé par le milliardaire Sadri Fegaier, 43 ans. Indexia (ex-groupe SFK) est 2ème actionnaire de Fnac Darty via la société SFAM.

Transmission à la justice des investigations concernant les sociétés du groupe Indexia

Face aux soupçons de pratiques commerciales trompeuses, la DGCCRF a transmis à la justice les résultats de ses dernières investigations concernant les sociétés du groupe Indexia, suite à la réception de très nombreuses plaintes. Ces sociétés commercialisent des services d’assurance associés à l’achat de téléphones mobiles et de produits multimédia.

Le procès verbal de la DGCCRF a été transmis à la Procureure de la République près le tribunal judiciaire de Paris.
Le service des enquêtes de la DGCCRF a mené sur plusieurs mois des investigations sur les pratiques commerciales des sociétés du groupe Indexia auquel appartiennent les sociétés SFAM, FORIOU, HUBSIDE, CYRANA et SERENA. Par l’intermédiaire de ses différentes entités, le groupe INDEXIA commercialise, entre autres, des services d’assurances liées à l’achat de produits de téléphonie ou de multimédia, des services d’abonnement pour l’obtention d’avantages pécuniaires par du ‘cashback’ et des services de créations de sites internet.

Des pratiques visant à faire croire aux consommateurs que leurs demandes sont prises en compte

La DGCCRF indique que son enquête a permis de constater des pratiques consistant à faire faussement croire aux consommateurs que leurs demandes étaient prises en compte voire effectives lorsqu’ils souhaitent faire cesser des prélèvements, résilier leurs abonnements et se faire rembourser les sommes prélevées après résiliation de leur contrat d’assurance.

Les sociétés mises en cause sont suspectées d’avoir mis en place ces pratiques en vue de maintenir actifs un grand nombre de contrats pour une période artificiellement prolongée par rapport aux souhaits des consommateurs.  Ces pratiques, si elles étaient avérées, seraient particulièrement graves. Elles induiraient en erreur les consommateurs sur leurs droits et le traitement de leurs réclamations et les décourageraient d’obtenir la résiliation de leurs abonnements et le remboursement des sommes indûment prélevées. La société SFAM avait déjà fait l’objet d’une amende de 10 millions d’euros en 2019 et s’était engagée à rembourser les clients mécontents.



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