Paralysée par une cyberattaque, l’enseigne Lise Charmel se place en redressement judiciaire

La marque de lingerie Lise Charmel a obtenu de la justice son placement en redressement judiciaire. Cette période doit lui permettre de rattraper son retard de production après avoir été paralysée par une attaque informatique.

Victime en janvier d’une attaque par ransomware, Bouygues Construction assurait que son activité n’avait pas été affectée. Il en va tout autrement de la marque de lingerie Lise Charmel, touchée par une cyberattaque le 8 novembre dernier.

Pendant plusieurs semaines, jusqu’en janvier, ses systèmes informatiques ont été paralysés par un programme malveillant, un ransomware. La particularité de cette menace numérique est de chiffrer les données des ordinateurs et des serveurs pour en interdire l’accès. Seule solution souvent pour l’entreprise, payer une rançon aux maîtres chanteurs, généralement en crypto-monnaie.

Préjudice estimé à plusieurs millions d’euros

Comme l’explique le directeur général de Lise Charmel, l’entreprise a cependant refusé de payer cette rançon. Le fabricant de lingerie a alors perdu l’accès à l’ensemble de ses données et les PC de ses salariés – au nombre de 1150 – en France et à l’étranger étaient inutilisables. Les fichiers et les postes de travail étaient chiffrés.

L’entreprise a vu son activité être paralysée et les retards de production et de livraison se sont accumulés tandis qu’elle rétablissait l’ensemble de ses systèmes informatiques. Sa mise en redressement judiciaire, prononcée le 27 février, présentée comme « technique », doit la préserver de « toute pression financière » afin de lui permettre de combler ses retards.

Lise Charmel évalue le manque à gagner imputable à cette cyberattaque à plusieurs millions d’euros. En 2018, le groupe affichait 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié réalisée à l’international. Le groupe gère 5 marques, Lise Charmel, Epure, Eprise, Antigel et Antinea.

Exclusif sécurité informatique

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« Dans les années 70, la valeur d’une entreprise intégrait 5% de capital immatériel. C’est bientôt 80% aujourd’hui de la valeur d’une entreprise, dont une partie provient des systèmes d’information. » Dès lors, cela vaut la peine d’investir dans la sécurisation de son système d’information.

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