Les marketeurs doivent avoir du bon sens et voir ce qu’ils voient. C’est ce que l’on retient de l’étude menée par Brandwatch qui a interrogé plus de 1 000 marketeurs et analysé plus de 18 millions de conversations en ligne afin de découvrir les tendances les plus marquantes du marketing digital pour 2026. On retient six axes d’évolution principaux.
Etre authentique et éviter le “slop”
Tout d’abord, le contenu authentique et spontané sera une tendance majeure en 2026 (50 % des marketeurs). Il s’agit de réagir face à l’IA qui génère une surproduction de contenu. Nous sommes passés à l’ère du « slop » qui frustre les internautes qui l’ont cité 200 % en plus en 2025 dans les mentions en ligne. Le « slop » désigne un contenu de mauvaise qualité, générique, creux et sans valeur réelle, produit en grande quantité — souvent à l’aide d’outils d’intelligence artificielle — uniquement pour remplir l’espace et capter de l’attention.
La promotion des achats gratifiants et des « petits plaisirs » sera une tendance forte en 2026 et le présentiel reprend des couleurs
Autre enjeu et c’est une transformation de fond, il y a la recherche d’information par les consommateurs sur le web qui évolue vers l’IA et vers la découverte sur les réseaux sociaux (67 % des spécialistes du marketing). Tendance plus classique, les consommateurs sont critiques envers les contenus trop marketing et les conversations sur ce sujet ont augmenté de 54 % en 2025.
Comprendre la génération Alpha qui atteint ses 15 ans
Par ailleurs, les marques devront comprendre les codes des membres les plus âgés de la génération Alpha afin de les séduire. Ils viennent d’avoir 15 ans avec un pouvoir d’achat de 100 milliards de dollars. Enfin, le marketing de la nostalgie s’installe durablement avec plus de 43 millions des discussions en ligne.
Point clé, le public se tourne vers des contenus de marque qui paraissent authentiques, originaux et humains. L’IA doit être utilisée de manière responsable
Autre conseil, il faut s’intégrer aux tendances plutôt que de surfer dessus. L’ère du « trendjacking », c’est-à-dire l’exploitation des tendances touche à sa fin. En 2026, les consommateurs privilégieront les marques qui enrichissent les moments culturels, et non celles qui tentent de s’en emparer. 50 % des marketeurs estiment que le contenu authentique et spontané sera une tendance majeure en 2026.
Les marques et leur engagement
L’étude pense qu’il faut de nouveau oser. En 2026, les marques qui réussiront seront celles qui oseront montrer leur engagement. La tendance à l’uniformisation – où les marques adoptent une esthétique minimaliste similaire – est révolue. Avec des flux saturés de contenu généré par l’IA le vernis superficiel est immédiatement repéré.
Aujourd’hui, les consommateurs veulent voir qu’une marque se soucie des autres, de ses produits, de ses communautés et de son impact
Autre évolution, la culture des petits plaisirs connaît un véritable essor marketing. Les gens trouvent du réconfort dans des petits bonheurs sans enjeu – une friandise, un jouet rétro- alors qu’ils subissent l’augmentation du coût de la vie et un stress quotidien croissant. 23 % des marketeurs estiment que la promotion de petits achats gratifiants sera une tendance forte en 2026 et les mentions de « petits plaisirs » ont progressé tout au long de l’année, dépassant les 40 000 mentions par mois.
Les consommateurs cherchent du réconfort dans le passé
Par ailleurs, le marketing de la nostalgie s’installe durablement. En 2026, les consommateurs recherchent massivement le réconfort. Les discussions en ligne sur la nostalgie ont progressé de 18 % en 2025, atteignant plus de 43 millions de conversations. Quel que soit l’âge, les sujets restent les mêmes, ce sont les plats réconfortants, les jeux rétro, la mode vintage et les souvenirs d’enfance.
Les employés contribuent à façonner l’image, le discours et la visibilité d’une marque, bien avant le lancement d’une campagne officielle
L’audace stratégique est un atout majeur, pensent les rédacteurs de l’étude. En 2026, les marques doivent apprendre à transgresser certaines règles. Les plus performantes seront celles qui misent sur l’irrévérence, l’autodérision et le chaos plutôt que sur le raffinement.
Les consommateurs recherchent la vérité humaine
Le contenu trop lisse ne suffit plus : les consommateurs recherchent des marques où l’humain se cache derrière. Par exemple, le café indépendant britannique Hopper Coffee, en misant sur l’humour et la franchise de son personnel – parfois même au détriment de la direction –, a su fidéliser une clientèle locale.
Les expériences vécues dans le monde réel créent des souvenirs émotionnels plus forts – et donc une association plus forte avec les marques. En 2026, les marques performantes iront à la rencontre des gens
L’étude rappelle que les consommateurs sont intelligents et qu’ils savent désormais décrypter les mécanismes des marques sur les réseaux sociaux. Les internautes ont appris à reconnaître une publicité conçue pour susciter l’engagement, une vidéo TikTok scénarisée pour devenir virale, ou une marque qui cherche à améliorer son référencement. Et ils le dénoncent de plus en plus. Les conversations sur l’écoute et l’analyse des réseaux sociaux ont progressé de 29 % en 2025, avec une augmentation de 106 % du nombre de nouveaux participants.
Les marques plus attentives aux réactions des internautes
Les discussions sur les algorithmes et les tactiques marketing ont bondi de 54 %, avec une hausse de 80 % du nombre de nouveaux contributeurs. C’est devenu un phénomène de masse. En 2026, les marques doivent comprendre non seulement ce que les gens disent, mais aussi ce qu’ils remarquent.
Le comportement de recherche des consommateurs évolue vers l’IA et la découverte via les réseaux sociaux
Il faut également investir dans le GEO (Generative Engine Optimization) et ne pas négliger les réseaux sociaux. Reddit et LinkedIn figurent parmi les cinq plateformes les plus citées par les titulaires d’un LLM. L’IA analyse également les images, les légendes et les transcriptions. Les marques doivent donc s’assurer d’une communication cohérente sur tous les points de contact.
Un pouvoir d’achat de 100 milliards de dollars chez les 15 ans
Dernier point, la Génération Alpha n’est plus une cible lointaine. Ses membres les plus âgés viennent d’avoir 15 ans. C’est l’’âge de surfer sur les réseaux sociaux, d’influencer les tendances et de faire des choix de consommation en autonomie. Cette génération détient désormais 100 milliards de dollars de pouvoir d’achat, et contrôle de plus en plus la façon dont cet argent est dépensé.
La génération Alpha considérera l’IA comme une collaboratrice créative. Pour toucher cette génération, les marques doivent créer des expériences interactives, communiquer via des créateurs en qui cette génération Alpha a confiance et les marques seront présentes là où se trouve déjà la génération Alpha. Bref, elles doivent délaisser les stratégies marketing traditionnelles.
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