Vers un télétravail banalisé à la rentrée selon l’association nationale des DRH

Présentation de l'étude par l'ANDRH

La crise sanitaire due à la Covid-19 modifie les modes de travail sur la durée, en renforçant la place du télétravail. C’est ce que montre l’étude réalisée par l’association nationale des DRH (ANDRH), auprès de ses membres et publiée le 8 juin. A l’heure où la crise s’affaiblit, les entreprises préparent des scénarios de retour sur site pour leurs salariés.

Une préférence pour 2 jours de télétravail par semaine en septembre

Trois étapes sont prévues par l’ANDRH, le 9 juin, le 1er juillet et le 1er septembre. Si l’on observe ce qui est prévu pour la rentrée de septembre, le télétravail est désormais largement entré dans les mœurs avec une préférence pour 2 jours par semaine en télétravail pour les personnes éligibles. Seulement 23% des répondants prévoient du travail uniquement sur site sans aucun recours au télétravail.

Dans les détails, l’usage du télétravail est prévu 2 jours semaine (19%), 1 jour par semaine (15%), un forfait mensuel ou hebdomadaire (14%), un télétravail libre (7%), 3 jours par semaine (6%), 4 jours par semaine (6%) et uniquement en télétravail (3%).

Même si le télétravail a le vent en poupe, les répondants ont des visions divergentes de l’impact de la crise et du changement des modes de travail. Pour 39% des sondés, le lien dans les équipes et les collectifs de travail est considéré comme distendu alors que pour 42%, il est considéré comme bon.

Seulement 23% des répondants prévoient un travail uniquement sur site (Source ANDRH)

Renforcement des silos et perte des enjeux collectifs

Ce qui donne des verbatim très divers. « Il y a un renforcement du phénomène de silos. L’intérêt et les enjeux du collectif sont moins perçus » est une réaction remontée par l’étude tandis que d’autres sondés déclarent que « le lien est plutôt bon mais on ressent une certaine hâte à pouvoir retrouver une vie commune en présentiel plus importante. » Certains soulignent que « la culture orale et informelle est très présente » et qu’il y a « une sensation d’injustice entre les cadres et les ouvriers » puisque les ouvriers ne peuvent pas télé-travailler.

Afin de re-souder les équipes et de renforcer le lien au sein des collectifs de travail, les trois quarts des répondants proposent de créer des moments conviviaux.  A noter que 30% des répondants ont été confrontés à des demandes de la part de salariés de leur groupe qui avaient déménagé durant le confinement et qui sollicitaient l’adaptation de leurs conditions de travail.

Pour la date du 1er juillet, les répondants sont encore très prudents et prévoient  2 jours de télétravail par semaine (31%), 1 jour de télétravail par semaine (16%), 3 jours de télétravail par semaine (14%), du télétravail libre (7%), un forfait mensuel ou hebdomadaire (6%) et 4 jours de télétravail par semaine (4%). Seulement 9% des répondants parlent de travail uniquement sur le site de l’entreprise.

Une enquête qui a réuni 270 répondants

Pour cette enquête, l’ensemble des adhérents de l’ANDRH a été interrogé par un questionnaire auto-administré en ligne de 23 questions, entre le 11 mai et le 4 juin 2021. Il y a eu 270 répondant dont 90% sont des actifs et représentant 56 groupes membres de l’ANDRH. Les secteurs représentés sont l’industrie manufacturière (26 %), activités de services (20%), santé humaine et action sociale (9 %) et  activités spécialisées, scientifiques et techniques (8%).

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