Les DSI doivent prendre la responsabilité des technologies du numérique, selon Gartner

Les technologies du numérique émergent et le DSI est vu comme le spécialiste du back office informatique. Pourtant, il doit tenter de nouvelles choses et voir jusqu’où il peut aller dans la responsabilité des technologies de l’internet des objets, des objets connectés ou des robots, conseille le cabinet Gartner. 

L’heure est à la décision pour les DSI, ils doivent se positionner face aux nouvelles technologies du numérique, telles que l’internet des objets, l’impression 3D, les objets connectés mettables, la robotique et la sécurité. Les DSI peuvent hésiter à prendre ces technologies sous leur responsabilité, car elles sont orientées vers l’opérationnel, et émergentes.

Le moment de tenter des choses

« On ne sait pas encore jusqu’à quel point le DSI va posséder, opérer et soutenir les technologies des business numériques » reconnaît Gartner, « c’est donc le bon moment pour évaluer et tenter de nouvelles approches » propose le cabinet d’analystes.

Le service informatique sait gérer le « back office » et les infrastructures, alors que les technologies digitales sont en « front office » et chez les opérations, et peuvent être des technologies émergentes, qui ne figurent pas sur la feuille de route de la DSI, convient Gartner.

Prendre un rôle de leader

Résultat, certains DSI vont adopter un rôle de soutien pour ces technologies du numérique, tandis que les autres services business de l’entreprise vont prendre le leadership. Cependant certains DSI vont prendre un rôle de leader, en développant et étendant leurs compétences et leur connaissance du métier de l’entreprise. Ils vont  élargir le rôle du service informatique d’une responsabilité purement centrée sur l’informatique à un soutien total du business numérique.

« Quelque soit la situation finale, nous pensons que les DSI doivent se faire une opinion et participer à l’innovation et au test des usages business de ces technologies à leurs débuts » conseille Gartner. « Trop de choses sont en jeu – tant côté création de valeur que d’investissement technologique – pour que les DSI restent à côté » avertit le cabinet d’analystes.

Six domaines émergents

Il y a six domaines émergents qui ont un potentiel d’adoption par les business numériques et auxquels les DSI doivent s’intéresser dès maintenant. Il s’agit de l’internet des objets, des imprimantes 3D, des objets connectés portables, des machines apprenantes et autonomes et de la sécurité informatique.

L’internet des objets va créer des tensions « politiques » entre les opérationnels, les équipes de développement de produits et la DSI. La maison connectée par exemple débute, et donc le DSI peut influencer les choix de sélection de technologies. En revanche, côté industries, il y a un existant, donc le DSI devra être plus conciliant. Charge aux DSI d’adopter la bonne attitude, et de développer les bonnes compétences et les ressources nécessaires pour couvrir les projets.

Une transformation profonde de la chaîne logistique

En ce qui concerne les imprimantes 3D, les DSI ne doivent pas sous estimer leur impact de transformation.  Au minimum, ces imprimantes vont rester un marché de niche dans le domaine de la fabrication, et de quelques consommateurs. Au plus, le commerce mondial peut être modifié. Des pans entiers de la chaîne logistique peuvent être dés-intermédiés. Les DSI doivent évaluer l’impact des imprimantes 3D sur leur propre entreprise au vu de son secteur d’activité, en particulier pour ce qui concerne la protection de la propriété intellectuelle et des copyrights.

Les technologies mettables et l’être humain « augmenté » sont un autre sujet à traiter. Ces technologies peuvent améliorer l’efficacité des employés, leur sécurité et leur santé. Ne serait-ce que le fait que certains apportent leurs propres technologies portables dans l’entreprise va demander une clarification de la politique de l’entreprise en la matière. Les DSI doivent prendre en compte les aspects humains, juridiques, sociaux et éthiques en cause, en sachant qu’ils varieront en outre selon les pays et les cultures.

 Les robots sur la feuille de route

Les robots sont également à prendre en compte. Les robots sont la convergence des ordinateurs, de la mécanique et de l’électronique, intégrant notamment des caméras et des capteurs. Cette convergence risque d’amener les robots sur la liste des choses à examiner des DSI.  Certains robots coûtent moins cher qu’un collaborateur humain.

Les machines intelligentes, pour leur part, savent réaliser des tâches complexes à l’instar d’êtres humaines, comme écrire des articles, agir comme un assistant personnel, ou interagir avec les clients.  Charge au DSI d’évaluer des cas d’usages de ces machines, en pensant plutôt à compléter les collaborateurs humains que de les remplacer.

Aider plutôt que remplacer

Par exemple, pour aider les médecins lors d’un diagnostic. De toute façon, l’usage de machines de ce type a une forte influence sur la perception du public d’une marque, et doit donc être arbitrée par le DG de l’entreprise. Le DSI a un rôle de conseil dans ce cadre, parmi les autres cadres dirigeants.

Enfin, la sécurité informatique est un besoin fondamental. A l’heure où les technologies numériques se répandent dans toute l’entreprise, la responsabilité de la sécurité pour ces déploiements ne sont pas chez le service informatique. Cela change. La sécurité va être implantée dans les infrastructures comme dans les services informatiques. La collaboration va être resserrée entre les équipes sécurité de la DSI et les responsables de la sécurité physique.

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