Le ministère de la culture supprime 130 de ses sites web et mise sur une plateforme B2B

Le site web du ministère de la Culture

Le ministère de la Culture s’est engagé dans la rationalisation de ses sites internet. Dans un premier temps, il a supprimé 50 sites puis 80 autres sites fin 2022. « Lorsque nous avons lancé notre projet de rationalisation, nous avions plus de 200 sites » explique Dorian Bardavid, Chef du Bureau Numérique au Ministère de la Culture.

Des sites web dataient de 10 ou 15 ans

« Certains sites étaient très anciens et dataient des années 1990. D’autres n’avaient pas été révisés depuis 10 ou 15 ans. Ils étaient inutiles, voire pire, parce qu’ils constituaient une grave menace pour la sécurité et étaient déroutants pour notre audience : il y en avait tout simplement trop » détaille-t-il.

Le prestataire Almavia CX avec la plateforme digitale « B to B » Ibexa DXP ont été retenus pour ce projet

La rationalisation a permis de fermer les sites redondants, et mène à regrouper la plupart des sites et des contenus pertinents sur seulement deux grandes plateformes. Le ministère a créé une structure où les nouveaux sites web ne seraient pas créés en ad hoc et généreraient de nouveau une prolifération numérique, mais dans le cadre de ces plateformes. Le prestataire Almavia CX avec la plateforme digitale « B to B » Ibexa DXP ont été retenus pour ce projet.

Le développement du nouveau site institutionnel ainsi que la migration de 30 000 pages de contenu ont été réalisés par Almavia CX, partenaire technologique du ministère. Le prestataire souligne que cela a été un travail énorme. Il a construit 20 versions du site et traité 174 tickets de support dans le cadre du projet. Le projet a commencé en 2021 sur la version 4.1.10.2 du site et il a été terminé sur la version 4.1 28.

Gérer un grand nombre de sites tout en personnalisant le backend

Le backend du site a été adapté aux besoins du ministère. La plateforme Ibexa DXP a été retenue afin de gérer un grand nombre de sites tout en permettant de personnaliser le backend. Cela a permis d’ajouter de nouvelles fonctionnalités pour le ministère de la Culture, mais qui ne sont pas nativement disponibles dans Ibexa DXP, car il est impossible de tout prévoir et chaque client est différent.

Une fonctionnalité cruciale pour l’efficacité du nouveau site culture.gouv.fr était le balisage

Une fonctionnalité cruciale pour l’efficacité du nouveau site culture.gouv.fr était le balisage. Avant la refonte, le contenu n’était pas du tout balisé. Par exemple, le contenu d’un site archéologique en Normandie pouvait être placé à la fois dans les sections « Normandie » et « archéologie » du site Web, ce qui ajoutait beaucoup plus de pages et le rendait inutilement complexe. La mise en place d’un système de marquage a répondu à ce besoin. Le contenu n’est alors ajouté qu’une seule fois et est « tagué ». Cela a transformé l’expérience de navigation du visiteur qui peut désormais interroger le site selon le type de contenu, le thème, la région, le sujet et la date de publication.

Un « bouton de modification » amène le contributeur au backend de la plateforme à éditer ou taguer directement le contenu. « Cela fait gagner tellement de temps », déclare Dorian Bardavid, Chef du Bureau Numérique au Ministère de la Culture. Sans ce bouton, il faudrait aller sur la page d’administration, entrer dans l’arborescence, sélectionner « Normandie », sélectionner « actualités » si tel est le type de contenu, puis aller sur « archéologie » pour éditer le contenu. « C’est cinq ou six clics, au lieu d’un » ajoute-t-il.

Le balisage du contenu est facilité par logiciel

Almavia CX a mis en place une solution qui lit et balise le contenu. L’API (interface applicative) propose des balises aux contributeurs, qu’ils peuvent ajouter ou refuser. Le logiciel Syllabs « note » ses suggestions, indiquant au contributeur à quel point l’algorithme est certain que la balise est exacte. Les notes sont utiles, mais c’est le contributeur qui décide, pour l’ancien et le nouveau contenu. Pour faciliter davantage la recherche, une solution de moteur de recherche embarquée va être mise en place.

Un autre axe de la refonte numérique du ministère était de faciliter la création de nouveaux sites

Un autre axe de la refonte numérique du ministère était de faciliter la création de nouveaux sites et de les intégrer sur ses plateformes. Ibexa DXP porte les sites des manifestations culturelles nationales organisées par le ministère, comme la Fête de la Musique. Les sites événementiels sont des modèles (templates) adaptables rapidement grâce aux fonctions du « Page Builder » (constructeur de pages) d’Ibexa. 

Le trafic web augmente nettement lors des événements. En 2021, 18,4 millions de personnes ont visité les sites du ministère. Une autre statistique intéressante est l’accessibilité. Au début du projet de développement, le site institutionnel culture.gouv était évalué de façon indépendante à 30 % d’accessibilité. Après la mise en place de nombreux changements, l’accessibilité est de 80,6 %, au-dessus de la cible de 75 % fixée par le ministère de la Culture.

Une centaine de contributeurs sur le site du ministère de la Culture

Sur le site du ministère de la Culture, il y a plus de 100 contributeurs. « C’est très pratique à gérer. Il est possible d’isoler chaque section de contenu, établir des droits et des workflows d’une manière impossible sur d’autres plateformes technologiques » explique Dorian Bardavid, Chef du Bureau Numérique au Ministère. « Nous portons deux grandes plateformes sur Ibexa DXP : le site central culture.gouv et les sites événementiels. Cet outil est un élément clé de mon portefeuille d’outils pour soutenir la stratégie de rationalisation du ministère » conclut-il.

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