L’application mobile StopCovid, une prouesse réalisée en 2 mois et demi se félicite le secrétaire d’Etat au numérique

L’application mobile StopCovid, destinée à contrôler la diffusion du Coronavirus en traçant nos contacts, devrait être utilisable par le grand public à partir du mardi 2 juin à midi, selon Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique s’exprimant sur Radio J, ce dimanche.

Disponible mardi midi 2 juin

L’application est en train d’être poussée sur les magasins d’applications de Google et Apple et téléchargeable. Google et Apple vont en effectuer la revue. « Si tout se passe bien, l’application sera disponible mardi à midi » dit-il.

« Nous testons 200 à 300 personnes positives au Coronavirus chaque jour »

« L’application est quasiment un nouveau geste barrière. Elle doit nous aider à mettre l’épidémie sous contrôle. Nous voyons qu’elle diminue mais qu’elle circule encore. Nous testons 200 à 300 personnes positives chaque jour » précise le secrétaire d’Etat. Si quelqu’un sait qu’il est positif au virus, il l’indique à l’application mobile et les personnes qui l’on approché reçoivent l’information qu’elles courent le risque d’avoir été contaminées, le tout de manière anonyme. On ne sait pas qui est susceptible de nous avoir contaminés. A partir de là, la personne à risque peut prendre les mesures ad hoc, afin de se faire tester et de se confiner afin de ne pas contaminer ses proches.

« Nous avons besoin qu’un maximum de gens aient cette application » insiste Cédric O. « Dans une ville, à partir d’un peu moins de 10% de la population qui est couverte, cela a un effet très important dans le ralentissement de l’épidémie » précise-t-il. Le gouvernement vise d’abord les personnes qui vivent dans les villes, qui prennent les transports à l’heure de pointe, etc., « car ce sont elles qui font circuler le virus ».

Lancement d’une campagne de communication internet, TV et presse

Pour que ces personnes téléchargent l’application, « il faut d’abord expliquer, faire de la pédagogie. Et nous allons lancer une campagne de communication dans les jours et les semaines qui viennent. Nous communiquerons sur internet, à la télévision et dans la presse, avec certaines entreprises de transport comme la SNCF et la RATP. Nous allons aussi essayer de discuter avec la fédération du commerce  » annonce Cédric O. Il compte également sur l’aide de la Mairie de Paris et des collectivités territoriales pour diffuser le message. 

« La moitié des développeurs de la startup Lunabee a travaillé gratuitement 2 mois et demi »

Quel est le coût de l’application StopCovid ? Rien pour le développement mais cela devrait être nettement plus cher pour la maintenance. « Jusqu’ici cela a coûté zéro, à part les salaires des chercheurs et des administratifs de la fonction publique qui ont travaillé sur le sujet. Cela doit être quelques dizaines de personnes. Toutes les entreprises qui ont travaillé sur le sujet, sont venues gratuitement et je les en remercie, que ce soit de grandes entreprises ou des startups. Une petite startup comme Lunabee qui a fait l’application, c’est 15 personnes. La moitié de ces développeurs ont travaillé gratuitement jusqu’à aujourd’hui. Cela fait 2 mois et demi qu’ils travaillent » précise-t-il.

A partir de maintenant, on entre dans une phase un peu plus normale, considère-t-il. « Il faut maintenir l’application, l’héberger, le coût ne dépassera pas plus de quelques centaines de milliers d’euros par mois. Donc c’est vraiment extrêmement limité au regard de l’intérêt et du bénéfice que l’on retire de cette application. Une application comme cela, normalement c’est 1 à 2 ans pour la sortir, nous l’avons sortie en 2 mois et demi » se félicite-t-il, soulignant que l’application française est disponible avant les applications italienne, anglaise ou espagnole.

Un fonctionnement satisfaisant sur iPhone

N’y-a-t-il pas un problème de compatibilité avec les iPhones ? « C’est un problème que nous avons dû résoudre. Au final, l’application marche de manière satisfaisante sur iPhone et Android, et donc il n’y aura pas de problème » affirme le secrétaire d’Etat.

« Nous avons testé les 100 portables les plus utilisés par les Français, soit 17 marques »

Une des difficultés a été d’utiliser correctement le Bluetooth afin de mesurer les distances alors qu’il n’est pas prévu pour cela. « Nous attrapons environ 80% des personnes qui se trouvent à 1 mètre de vous. Nous avons testé les 100 portables les plus utilisés par les Français, soit 17 marques. Nous avons vraiment mené une campagne de tests extrêmement intensive » conclut-il.

Des hackers éthiques ont attaqué l’application à la demande de l’état, et ont trouvé un peu moins d’une dizaine de failles non critiques qui sont en cours d’être corrigées.

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