L’aéroport de Marseille gagne en réactivité en modernisant son système d’information

Avec un trafic en hausse de 40 % sur la décennie 2008-2018, l’Aéroport Marseille Provence ambitionne d’accueillir 12 millions de passagers en 2025.

Rénovation de l’informatique


Pour cela, l’aéroport a rénové son informatique. Il s’est doté d’un service interne d’échange de données informatisé employant un logiciel d’ESB (Enterprise Service Bus). Le projet est géré par Fréderic Schnell, Chef de Service Etudes et Projets Informatiques de l’Aéroport Marseille Provence. C’est l’ESB de l’éditeur de logiciels Talend qui est employé.

L’ESB a été testé sur un premier projet, une application mobile de supervision fournissant aux équipes d’astreinte et aux responsables opérationnels les indicateurs en temps réel de l’état de fonctionnement de l’aéroport. Cet outil est aujourd’hui utilisée au quotidien par une quarantaine de personnes. Elle remonte les pannes d’ascenseurs, les pannes d’escalators ou de tapis bagages, les temps d’attente aux différents terminaux d’enregistrement, le nombre de places disponibles dans les parkings et le nombre de vols à l’arrivée ou au départ.

Sur ces projets, l’aéroport s’est appuyé sur la société de conseil Keyrus. Le système d’information décisionnel et le Data Warehouse ont également été structurés dans ce cadre, sous la responsabilité d’Olivier Wehbé, Chef de Projet Décisionnel et SIRH au sein de la DSI Aéroport Marseille Provence. L’aéroport emploie la plateforme SAP comme outil de gestion. L’aéroport de Marseille a également changé de système d’information aéronautique (SIA).

Toutes les ressources de l’aéroport passe par un logiciel


Ce logiciel de SIA gère toutes les ressources de l’aéroport : les pistes, le parking d’avions, les tapis bagages, les banques d’enregistrement, etc. Il orchestre leur affectation pour assurer les arrivées, les départs, l’enregistrement et la livraison des bagages, l’attribution des banques d’enregistrement et des portes d’embarquement, etc.



« Changer de SIA est une décision qui se mûrit car cela revient à toucher le cœur de métier de l’aéroport et des acteurs qui y travaillent », souligne Frédéric Schnell. Après plusieurs études et des réflexions internes, le SIA de référence du marché a été retenu et le projet a été lancé. L’ESB a simplifié l’intégration.

« Si nous n’avions pas mis en place d’ESB, l’éditeur de ce SIA aurait eu une cinquantaine d’interfaces spécifiques à développer. Or ce n’est pas son cœur de métier, et la multiplication d’interfaces ad-hoc représente des risques et des surcoûts importants pour la maintenance à long terme. Grâce à l’ESB, nous avons pu diviser par trois le nombre d’interfaces réalisées par l’éditeur » se félicite Frédéric Schnell.

Urbanisation progressive du système d’information

L’aéroport Marseille Provence procède à une urbanisation progressive de son infrastructure d’information. « En ayant adopté l’ESB dans le cadre de projets métiers précis, nous évitons l’écueil d’un changement de type Big Bang au niveau de l’infrastructure » déclare-t-il. Cette approche autorise la modernisation de l’existant informatique. « Il permet d’envisager la création de nouveaux services à destination des passagers et des autres acteurs de la plate-forme aéroportuaire » conclut Frédéric Schnell.

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