Et si le shadow IT était finalement bon pour l’entreprise ?

Utiliser son propre matériel et des applications personnelles dans son activité professionnelle sans prise en charge par la DSI n’est peut-être pas si néfaste, notamment sur le plan de la sécurité. Du shadow IT, oui, mais sous conditions néanmoins.

Face à une informatique souvent perçue comme trop rigide, s’est développée une pratique consistant à utiliser ses propres terminaux et logiciels, dont ceux fonctionnant dans le Cloud. Ces usages se font dès lors sans le support du service IT de l’entreprise. Cette pratique est désignée sous le terme de shadow IT.

Elle pose cependant quelques problèmes, en particulier sur le plan de la sécurité. Mais selon une étude réalisée par Entrust Datacard auprès de 1000 professionnels, le shadow IT présente aussi des bénéfices significatifs.

La DSI doit accompagner les salariés et les sensibiliser aux risques

Il contribuerait ainsi à l’innovation et à la productivité. A la productivité en permettant aux salariés d’utiliser leurs solutions de prédilection. Et 49% des sondés estiment fortement être plus productifs dans cette configuration.

Les professionnels interrogés se jugent par ailleurs plus engagés, plus susceptibles de rester dans l’entreprise, et même plus enclins à adhérer aux règles de sécurité. Presque un paradoxe tant le shadow IT est justement pointé pour les risques de sécurité qu’il engendre.

Des risques existent bien néanmoins. Et le recours au shadow IT impose in fine une réaction de la DSI. Une forme de gouvernance doit être mise en place. Or, constate l’étude, les services informatiques « n’ont souvent pas les processus et les protocoles nécessaires pour permettre aux employés d’utiliser leurs technologies préférées en toute sécurité. »

Selon les auteurs de l’enquête, la collaboration entre les responsables IT et les cadres dirigeants pour définir les bons protocoles de sécurité pourrait contribuer à mieux tirer parti du shadow IT. Une meilleure information des salariés concernant les risques est également soulignée.

Plus généralement, le shadow IT doit être accompagné par la DSI, préconise l’étude. Ignorer les attentes des employés aurait pour seule conséquence d’accroître encore la pratique. « La lenteur des processus d’approbation IT peut frustrer les employés et les amener à introduire encore plus de risques de sécurité dans les organisations. »

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