Chez les commerçants, le paiement sur mobile reste minime

La carte bancaire reste plébiscitée par les Français

Les Français ne sont encore qu’une infime minorité – 2% – à effectuer leurs paiements grâce à des services sur mobile. Le tout numérique ne s’impose pas en France où 33% de Français préfèrent payer en espèces.

Les pure-players du digital n’ont pas encore disrupté le marché des paiements en France. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour la fintech SumUp, la carte bancaire et les espèces demeurent de loin les moyens de paiement privilégiés des Français à respectivement 39% et 33% d’usage.

Alors que les solutions de paiement depuis un téléphone mobile se sont multipliées, leur adoption reste marginale à ce jour. Apple Pay, PayPal, Lydia, Pumpkin… seulement 2% des sondés en font leur moyen de paiement de référence.

Les espèces ancrées pour les achats du quotidien

Les espèces continuent d’avoir la cote auprès des Français pour les achats du quotidien, le pain, faire des courses au marché ou payer dans un bar.

Pour 39% des Français, la carte bancaire est le moyen de paiement privilégié

72% des Français interrogés considèrent ainsi que les espèces leur permettent de régler leurs dépenses courantes. Ce chiffre est cependant en recul de 8 points par rapport à 2010. Le signe peut-être d’une plus grande acceptation par les commerçants d’autres moyens de paiement.

Les commerces continuent néanmoins de se montrer réticents. 81% des professionnels interrogés déclarent accepter la carte bancaire. En revanche, pour le paiement sur mobile, cette part chute à 27%.

Les frais, un frein aux paiements dématérialisés

81% des commerçants déclarent accepter la carte bancaire et 27% le paiement mobile

Tous les commerçants n’appliquent pas les mêmes pratiques. Les restaurateurs et les commerces de proximité sont les plus ouverts au paiement sur mobile, respectivement à 47% et 43%. Pour les professionnels de la beauté, du sport et de la santé, l’adoption recule fortement.

Pour le justifier, les commerces mettent principalement en avant les frais annexes applicables aux transactions (50%) et le coût du terminal de paiement (45%). Des tarifs plus attractifs pourraient être de nature à dynamiser l’adoption du paiement dématérialisé, notamment sur mobile.

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