Carrefour lance concrètement sa blockchain de traçabilité alimentaire

Carrefour est le premier acteur de la grande distribution à communiquer massivement sur la blockchain

Carrefour applique concrètement la blockchain à la traçabilité de ses filières alimentaires. Premier usage : la traçabilité de la filière du poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour. C’était la demande d’Alexandre Bompard, il y a quelques semaines lors de la présentation de son plan de transformation du géant de la grande distribution.

Extension à 8 autres filières en 2018

Si ce déploiement est suffisamment convaincant, Carrefour étendra cette technologie à 8 autres filières d’ici la fin 2018. « C’est une première européenne qui garantit aux consommateurs une transparence totale sur la traçabilité de nos produits, » assure Laurent Vallée, secrétaire général et responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire pour Carrefour.

Si le premier déploiement fonctionne, la blockchain sera étendue à 8 autres filières animales et végétales telles que les œufs, le fromage, le lait, l’orange, la tomate, le saumon et le steak haché. Ce système vise une traçabilité complète des produits à destination des consommateurs.

Appliquée au secteur alimentaire, la blockchain permet à chaque acteur de la chaîne d’approvisionnement, qu’il s’agisse des producteurs, transformateurs et distributeurs, de renseigner les informations de traçabilité qui les concernent et ce pour chaque lot de produits. Les informations suivies sont les dates, lieux, bâtiments d’élevage, circuit de distribution, traitements, etc.

1 million de poulets vendus par an

Carrefour applique pour la première fois en France la technologie de la blockchain à une filière animale emblématique pour l’enseigne : le poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour, vendu à 1 million d’unités chaque année.

La blockchain doit répondre à un besoin de transparence. Pour les éleveurs, elle doit permettre de valoriser leur production et leur savoir-faire. Pour l’enseigne, elle sert à partager en sécurité avec tous ses partenaires une base de données et elle vise à mieux sécuriser l’alimentation pour les clients.

En pratique, on scanne avec son smartphone le QR Code présent sur l’étiquette du produit,. Le consommateur accède alors via son smartphone à des informations sur le produit et son parcours, depuis son lieu d’élevage jusqu’à sa mise en rayon.

Par exemple, pour le poulet d’Auvergne de Carrefour, le consommateur connaîtra le lieu et le mode d’élevage, le nom de l’éleveur, l’alimentation reçue (nourri aux céréales et au soja français, sans OGM…), l’absence de traitement (sans antibiotique…), les labels, et le lieu d’abattage…

Pour rappel, la blockchain est une base de données numérique sécurisée et infalson ifiable sur laquelle sont stockées toutes les informations transmises par ses utilisateurs. La plateforme utilisée par Carrefour exploite la technologie Ethereum 1.7+, dans un mode privé pour les participants.

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