Auto-écoles : le DG d’Ornikar pointe leur pouvoir sur les élèves

Benjamin Gaignault, DG et fondateur de Ornikar

Les auto écoles françaises s’inquiètent de l’ubérisation de leur profession et ont déclenché ce lundi un mouvement de ralentissement du trafic sur le périphérique parisien. Le président de la CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile), Patrice Bessonne, défend les « murs » des auto-écoles. « Imagine-t-on une école où l’on renverrait les élèves chez eux et à qui on enverrait les professeurs ? » interroge-t-il sur les ondes de CNews.

Les professionnels s’inquiètent des ces élèves qui apprennent seuls devant leur écran. Face à ces attaques, Benjamin Gaignault, DG et fondateur de Ornikar, leader des auto écoles sur internet, pointe le pouvoir des auto-écoles sur les élèves. « Lorsque vous vous inscrivez dans une auto-école vous générez une place pour le permis de conduire pour cette auto-école, si vous voulez changer d’auto-école vous ne générerez pas de nouvelle place, vous n’avez pas d’autre choix que de rester dans la première auto-école. Nous voulons redonner le pouvoir à l’élève » dit-il.

Il se défend également de délivrer un permis au rabais avec des enseignants au rabais qui viendraient ubériser les auto-écoles avec de nouveaux personnels. « Nos enseignants sont les mêmes que ceux des auto-écoles. Ils sont payés deux fois plus à l’heure que dans une auto-école classique où ils sont payés au Smic. Nous avons 500 enseignants dans 370 villes, et 5000 enseignants en base de données prêts à travailler avec nous » ajoute-t-il. On estime à 40 000 le nombre d’enseignants dans les auto-écoles.

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