5G : disponibilité commerciale croissante de 2020 à 2025 en France

Le déploiement des antennes 5G est prévu de 2020 à 2025

La téléphonie mobile 5G commencera à être commercialement utilisable dans quelques villes françaises dès la fin de 2020 avec un déploiement complet en 2025. C’est le calendrier que l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, a publié le 15 juillet.

Ouverture de la 5G dès la fin de 2020

L’Arcep propose d’imposer l’ouverture de la 5G dans au moins deux villes par opérateur avant la fin de 2020. Ce qui selon l’autorité des télécoms devrait probablement aboutir à une petite dizaine de villes équipées en tout. Puis, l’Arcep propose d’imposer une trajectoire « exigeante » pour soutenir les déploiements des équipements en bande 3,4-3,8 GHz au cours des années suivantes : 3 000 sites 5G en 2022 ; 8 000 sites en 2024 et 12 000 sites en 2025.

Le lancement de la procédure d’attribution de fréquences 5G est prévu à l’automne 2019. En 2020, les fréquences seront attribuées et il y aura des premiers déploiements et une ouverture commerciale. Les fréquences 5G sont attribuées pour 15 ans. Une éventuelle prolongation de 5 ans est prévue par la procédure.

Vérification du respect des engagements pris par les opérateurs télécoms

Deux rendez-vous intermédiaires sont prévus à l’horizon 2023 et à l’horizon 2028 pour faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur les besoins, notamment concernant la couverture et la qualité de service des réseaux mobiles. Le projet de décision présenté par l’Arcep concerne l’attribution de fréquences dans la bande 3,4 – 3,8 GHz.

En ce qui concerne la vente des licences, l’Arcep propose un mécanisme d’attribution mixte, qui ne repose pas uniquement sur des enchères. La procédure comportera une première partie dans le cadre de laquelle jusqu’à quatre opérateurs peuvent obtenir des blocs de fréquences contre des engagements optionnels, avant que l’enchère, en deuxième partie, ne permette aux candidats d’obtenir des fréquences additionnelles.

Augmentation progressive du prix des blocs de fréquences

Par exemple, pour maîtriser le risque de procédure trop longue lors des enchères, le mécanisme envisagé prévoit la possibilité d’augmenter périodiquement,  de manière significative, l’incrément du prix unitaire du bloc de 10 MHz entre deux tours. A titre illustratif, après un certain nombre de tours au cours desquels le prix augmenterait de 5 millions d’euros par bloc à chaque tour, l’Arcep pourrait décider que l’augmentation passerait à 8 millions d’euros par bloc à chaque tour.

Des services différenciés selon les industries au plus tard en 2023

L’Arcep pointe que la 5G ouvre la voie à des usages innovants dans de nombreuses « verticales » de l’économie, comme l’industrie (fabrication de haute précision, suivi logistique d’un très grand nombre d’objets, multiplication des capteurs), la santé (opérations à distance en temps réel), l’automobile (communications ultra-fiables à très faible latence pour les véhicules) ou les médias (réalité virtuelle en 3D à 360°).
Ces verticales ont besoin de réseaux et d’offres sur mesure, répondant à leurs besoins spécifiques. Pour cela, l’Arcep demande aux opérateurs télécoms d’activer les fonctions les plus innovantes de la 5G – le « slicing » ou la capacité de « services différenciés » – au plus tard en 2023.

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