Très peu de Français suivent et promeuvent leur entreprise sur les réseaux sociaux

Seulement 15% des Français suivent et promeuvent leur entreprise sur les réseaux sociaux. Cette pratique est fortement présente chez les CSP+ (25%) et certaines professions.

Près de 14 000 personnes interrogées dans 7 pays

C’est ce que montre le premier Observatoire des usages du digital lancé par l’opérateur télécoms Orange et l’institut de sondage Opinionway, afin de mieux connaître les pratiques connectées des Français et de les comparer aux populations de six autres pays : Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis, Chine et Maroc. En tout, 13 661 personnes ont été interrogées en ligne et par téléphone, dont 5000 utilisateurs du digital en France, 64 usages du digital testés.

Plus globalement, les Français peuvent vivre sans les réseaux sociaux, mais déclarent ne plus pouvoir se passer d’internet. Les Français pourraient même se passer plus facilement de la TV que de leur smartphone. L’attrait pour la déconnexion est cependant réel. 3 Français sur 4 souhaitent des moments de déconnexion, y compris chez les geeks.

L’usage d’internet en France est élevé, avec 86% des Français, similaire à l’Allemagne et l’Espagne, mais en deçà du Royaume-Uni (94%). La France présente un profil surprenant car ambivalent : des pratiques élevées et diversifiées, à opposer à un faible attrait déclaré pour les « services et produits portant une innovation technologique » : 13% très attirés versus 26% pas du tout. L’adoption du digital en France est donc portée avant tout par ses bénéfices de praticité, de gain de temps, et de facilité d’usage.

Fracture générationnelle classique

On observe une fracture générationnelle entre les utilisateurs du digital et les non utilisateurs. L’âge est le facteur principal caractérisant les non utilisateurs du digital. Les plus de 65 ans y représentent 46%.  Cependant, on n’observe pas de rejet, ou de perception de contrainte liée au digital : tous, même les petits utilisateurs, lui reconnaissent, au moins une utilité, sinon un intérêt.

Concernant les pratiques digitales couvertes de façon globale, et par rapport aux autres pays, les Français sont bien positionnés sur les démarches administratives. En revanche, ils sont en retrait sur la consultation de médias en ligne et la messagerie instantanée.

Les services du digital doivent être intuitifs et rendre la vie plus facile. Chez les jeunes, le sentiment d’élargir son univers social grâce aux outils digitaux est aussi un levier important. Les obstacles sont la protection des données personnelles, le risque de dépendance et de désocialisation, la fiabilité des informations, le harcèlement numérique.

Côté atouts du digital, l’usage de la géo-localisation est très apprécié pour se déplacer en France comme à l’étranger. La consultation des avis et recommandations est complètement intégrée et très appréciée. La prise de conscience exprimée sur les risques liés aux données personnelles ne freine pas les usages des Français. La consommation de contenus dématérialisés est majoritaire et plébiscitée. Le levier le plus important est l’accès à la culture pour tous. Même si les Français perçoivent le risque quant à la fiabilité des contenus, cela n’impacte pas le développement de leurs pratiques.

Montée en puissance de la messagerie instantanée 

Sur la communication, dont les usages sont matures en France et chez ses voisins – avec un léger retrait en Allemagne – on observe une bascule des réseaux sociaux vers la messagerie instantanée. On constate des usages émergents mais intéressants, comme le crowdfunding (15%, surreprésenté chez des CSP+, hommes jeunes citadins). Les usages digitaux dans le domaine de la formation sont peu répandus en France, beaucoup plus dans les pays anglo-saxons et en Espagne. Ils représentent un bon potentiel, associés à un enthousiasme et une utilité forte.

On constate en France une absence de conviction sur le bien-fondé des propositions actuelles côté santé et bien être. Il y a une faible maturité des pratiques, surtout comparé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni mais aussi à l’Espagne. Seule la surveillance d’un proche âgé, encore peu diffusée (7%),  est jugée utile, et génère un taux d’enthousiasme important. L’assistant vocal (intégré dans ce thème pour l’aspect ‘bien être’) est encore très peu répandu en France, et a besoin d’assoir son utilité pour générer de l’attrait.

L’étude a été réalisée par téléphone du 3 au 14 avril 2018 auprès d’échantillons représentatifs de la population âgée de 15 ans et plus dans chaque pays. France : 1007 personnes, Allemagne : 504 personnes, Royaume-Uni : 505 personnes, Espagne : 500 personnes.

Utilisateurs digitaux représentatifs

L’étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 mai au 6 juin 2018 auprès d’échantillons représentatifs des utilisateurs digitaux de chaque pays. France : 5009 utilisateurs du digital, Allemagne : 1012 utilisateurs du digital, Royaume-Uni : 1006 utilisateurs du digital, Espagne : 1088 utilisateurs du digital, Etats Unis : 1007 utilisateurs du digital, Chine : 1007 utilisateurs du digital, Maroc : 1016 utilisateurs du digital.

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