PDG de la Française des Jeux : « il faut changer la représentation des métiers de l’informatique pour attirer les femmes »

Stépahne Pallez, PDG de la Française des Jeux, 17 avril (Crédits Photo Gabin Rivoire)

Quand il s’agit des métiers de l’informatique, les femmes sont en sous représentation notoire. Stéphane Pallez, PDG de la Française des jeux le constate tous les jours dans sa propre entreprise et entend faire changer les choses.

Il est plus simple de faire monter les femmes dans la hiérarchie

Elle s’appuie sur le directeur de l’informatique et le réseau féminin de la FDJ. Elle demande également cette mixité pour les startups avec lesquelles la FDJ travaille. Les choses en revanche paraissent plus simples pour faire monter les femmes dans la hiérarchie de l’entreprise. C’est ce qu’elle a présenté le 17 avril à l’occasion de la journée de la femme digitale, dont elle est la présidente.

Moins de 20% de femmes à l’informatique de la FDJ

« Quand on regarde notre direction informatique, on s’aperçoit qu’il y a moins de 20% des femmes dans ces métiers » pointe-t-elle. « Donc il faut travailler en particulier sur ces métiers là, changer leur représentation. C’est le patron de la direction informatique qui est le sponsor avec moi du réseau féminin à la FDJ, à elles de jouer » présente-t-elle.

Elle ajoute : « c’est déjà un signal très important et on travaille avec lui pour changer l’image de ces métiers, pour attirer des femmes, en attirer beaucoup parce que l’on sait qu’on a besoin d’être plusieurs pour se sentir bien dans une organisation. »

43% de femmes dans la ligne managériale

La Française des jeux emploie 43% de femmes. « On doit avoir 43% de femmes dans la ligne managériale » estime la PDG. «  On l’a fait au Comex, on l’a fait au conseil d’administration. Donc c’est possible, c’est une question de volonté. A l’horizon 2020, on a tous pris l’engagement qu’il y aurait le même nombre de femmes dans la ligne managériale que dans l’entreprise, donc 43%. On est en route, on y arrive c’est une question de volonté et d’engagement collectif » tranche-t-elle.

Il n’y avait que des hommes dans la première promotion de l’incubateur

Elle est également attentive à cette mixité lorsque la FDJ collabore avec des startups. « On travaille avec l’incubateur Paris & Co, la première surprise, lors de la première promotion, c’était du sport, il n’y avait que des hommes. C’est un autre effet de représentation qui n’est pas du tout conforme à la réalité de la pratique du sport » se souvient-elle.

Elle souhaitait que sur la promotion suivante ce soit différent. « Et il y a eu Sarah Ourahmoune [NDLR : boxeuse à Aubervilliers], et d’autres femmes. Donc on est en train d’y arriver. Idem avec l’accélérateur Techstars avec lequel on travaille. Dans la prochaine promotion, il y aura 50% de femmes » annonce-t-elle.

52% des clients de la FDJ sont des femmes

La transformation digitale ne peut pas se faire sans les femmes insiste la dirigeante. « Quand on entend qu’il n’y a que 28% de femmes dans les métiers du numérique, qu’il n’y a que 10% de femmes parmi les créateurs de startups, on se dit que l’on marche sur la tête » déclare-t-elle. « Pour réussir notre plan de transformation FDJ 2020, si on ne le fait pas avec les femmes, on ne va pas y arriver » ajoute-t-elle.

Afin de réussir ce changement, elle encourage les femmes à saisir leur chance et insiste pour qu’on leur donne une occasion de saisir cette chance. « C’est ce que l’on essaye de faire au quotidien dans tous nos développements. L’organisation de l’entreprise se transforme, la relation au client se transforme. La FDJ a 26 millions de clients dont 52% de femmes. Si on ne sait pas se transformer et parler à nos clients et clientes, on va manquer une grande opportunité et on ne va pas atteindre nos objectifs stratégiques » conclut-elle.

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