Néo banques : un impact faible en France

L’impact des nouvelles banques mobiles, des néo banques et des Fintechs est largement à relativiser en France. Elles font naître de nouvelles attentes en matière de services bancaires innovants chez les clients mais la maturité du marché se construit lentement. C’est ce que montre l’étude réalisée par Next Content, organisateur de l’événement IN Banques qui s’est déroulé le 7 février à Paris, pour la société de services CGI et le spécialiste des plateformes bancaires SAB.

94% des sondés ont une banque traditionnelle comme banque principale

A peine 6% des particuliers sondés on adopté une banque en ligne comme banque principale. Ces clients possèdent en général des comptes dans plusieurs banques, et sont donc habitués à une certaine agilité. Sur l’ensemble du panel, les Français se montrent plutôt prêts à utiliser une banque en ligne s’ils devaient changer de banque principale. Ils ont d’ailleurs téléchargé l’application mobile de leur banque actuelle.

Mais au fait, pourquoi adopteraient-ils une banque en ligne ? La réponse : parce que c’est une banque comme aujourd’hui – avec son agence traditionnelle au coin de la rue – mais en mieux. Les sondés souhaitent une banque qui réduise leurs frais bancaires, leur délivre des avantages tels qu’une carte bancaire gratuite, une prime d’entrée, du « cash back » (rémunération de ses achats sous forme d’une gratification), des services de sécurité, des conseils financiers, etc. et des services plus faciles à utiliser. Les plus âgés veulent en outre des taux plus élevés pour leur épargne et des placements plus rémunérateurs.

Pour autant, les clients veulent encore s’assurer du soutien d’un conseiller humain pour certaines opérations telles que la souscription d’un crédit immobilier, d’une assurance vie, ou d’un PEA (Plan d’épargne en actions). Mais on peut penser que c’est l’incapacité des banques actuelles à faciliter l’accès à ces produits qui amène encore la nécessité d’un conseiller.

Un programme informatique ferait mieux qu’un conseiller

De fait, 38% des sondés estiment qu’un programme informatique peut proposer de meilleures recommandations qu’un conseiller bancaire. Ce taux augmente régulièrement toutefois, c’était 30% en 2015. On s’étonne même de la faiblesse de ce taux quand on constate l’impéritie de certains conseillers-vendeurs que l’on rencontre dans trop d’agences bancaires.

Quant aux néo banques et aux Fintechs, c’est la bérézina pour leur notoriété. La plus connue est Bankin’, avec 11% de sondés qui savent ce qu’elle propose. En bas de classement, on trouve Pumpkin (application mobile de paiement entre amis) et Revolut (compte bancaire allégé de certains coûts traditionnels) avec 6% de notoriété. Entre, on trouve Lydia (application de paiement par mobile adopté par une clientèle jeune), Linxo (application de gestion de compte bancaire) et N26 (banque mobile). A peine 10% des sondés utilisent un agrégateur de comptes bancaires. Etonnamment, 45% envisagent cependant de financer des entreprises via les Fintechs, un nouveau modèle économique encore assez peu usité.

Enfin, à l’heure où la Cnil tente de bâtir des barrières autour de la vie privée des Français, les sondés sont plus permissifs et sont prêts à ce que leurs paiements soient sécurisés par reconnaissance faciale ou leur empreinte digitale. L’enquête a été menée par Next Content auprès d’un panel d’un millier d’internautes français.

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