Le robot d’accueil de Spoon ne veut pas décevoir comme celui d’Aldebaran | La Revue du Digital

Le robot d’accueil de Spoon ne veut pas décevoir comme celui d’Aldebaran

Thibault Hervier et le robot Spoon, le 29 novembre

Le robot d’accueil pour centres commerciaux et pour magasins de Spoon est présenté depuis seulement 1 semaine dans les conférences. Il était présent ce matin à l’événement Luxe et Digital organisé par l’agence Fred et Farid.

Non humanoïde

Nous avons choisi volontairement une apparence non humanoïde pour ne pas décevoir lors des interactions,” explique Thibault Hervier, ingénieur de Polytechnique, co-fondateur de Spoon.ai et ancien d’Aldebaran où il a travaillé durant 5 ans sur les interactions robot-être humains.

Il est vrai que le robot Pepper d’Aldebaran, à part présenter une tablette avec des menus n’est guère actif. Si Pepper a été commercialisé au Japon pour une clientèle de particuliers, il n’aurait réellement été utilisé que chez les clients programmeurs aptes à le modifier.

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Spoon peut être bousculé sans risques par les enfants

La société Spoon.ai a été créée il y a un an. Elle emploie déjà 10 personnes, dont deux anciens d’Aldebaran. Son robot n’est achevé que depuis peu de temps. “Il est conçu pour être compatible avec des enfants, il ne peut pas être renversé. Il est conçu avec les meilleurs composants du domaine, son support articulé est par exemple développé par la société allemande Kuka,” poursuit le créateur.

Ticket d’entrée élevé

Résultat, le ticket d’entrée est réellement luxueux puisqu’il faut débourser à ce jour 100 000 € pour disposer d’un exemplaire de Spoon.

Le robot se programme ensuite pour divers usages. “Nous devons amortir les coûts de recherche et développement,” justifie Thibault Hervier.

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La société Spoon a été créée en décembre 2015 par des anciens d’Aldebaran

Spoon est en interaction verbale avec son opérateur. On peut ainsi lui demander vocalement de prendre une photo. Il agite ses oreilles selon son humeur, et si on lui met le doigt dans l’oeil, il le ferme. “Nous sommes en train de regarder comment le faire réagir sur une gratification, si on lui grattouille le visage par exemple,” dit le responsable. Le robot fonctionne par apprentissage à partir d’algorithmes de Machine Learning.

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