La Sacem expose sur internet 160 ans d’archives numérisées

Carnet de sociétaire Sacem de Georges Brassens

La Sacem, gestionnaire pointilleux des droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, expose sur internet ses archives constituées depuis 1851.

Les archives de la Sacem

Le musée Sacem propose d’entrer dans les coulisses de la création en présentant comment sont nés des tubes comme « Born to be alive » de Patrick Hernandez, « La Javanaise » de Serge Gainsbourg, « Le bal des Laze» de Michel Polnareff. Ce même musée présente les histoires qui se cachent derrière « Rockollection » de Laurent Voulzy, « Alexandrie, Alexandra » de Claude François, ou encore « La Madrague » chantée par Brigitte Bardot. Le musée est gratuit.

Pour son lancement, le musée Sacem dévoile une sélection de 3000 archives, sous forme de fonds (document et cartel) et de travaux éditorialisés (expositions, anecdotes ou histoires liées à des pièces particulières), agrémentée de podcasts et vidéos.

1 an et demi pour la conception et la réalisation 

Dans les archives, on trouve tous les dépôts d’œuvres depuis 1851, ainsi que les examens d’entrée des membres tels qu’Edith Piaf ou Barbara, leur correspondance, leur catalogue, des partitions, des programmes de salles de spectacles…

Lettre d’Edith Piaf demandant à repasser son examen d’admission à la Sacem

Le musée Sacem a impliqué une dizaine de collaborateurs, il représente 1 an et demi de conception et de développement, 3000 archives sont numérisées pour le lancement, 1000 à 3000 nouveaux documents seront numérisés chaque année.

Le musée Sacem propose un parcours au sein du fonds d’archive par le biais de trois modes de recherche : par lieu, par date (au moyen d’une frise chronologique) et par créateurs. Pour les expositions temporaires, l’ergonomie développée permet une navigation par salles, à l’instar d’une déambulation dans un musée « physique ». Certaines pièces accompagnées d’un contenu éditorial ou pédagogique sont disponibles à l’impression sous forme de PDF.

Contenus multimédia et immersifs

Une 2ème phase de développement proposera des contenus multimédia mieux valorisés afin d’accompagner l’internaute dans une visite plus immersive. Une troisième phase de développement prévoit la mise en place d’un moteur de recherche lorsque le corpus d’archives numérisées sera plus important.

À terme, il est prévu de développer les fonctionnalités suivantes : possibilité pour les internautes d’interagir avec certains contenus, permettant de produire des Mêmes, des gifs… et intégration de salles en réalité virtuelle, en collaboration avec certains musées ou grandes expositions.

Le site web a été réalisé avec le concours de Minit-L, agence de création et de communication spécialisée dans la culture et le savoir depuis 2001. L’agence a réalisé la création de l’ergonomie et du webdesign. Autre partenaire, Idéesculture, prestataire de services informatiques pour les musées et le monde de la culture depuis 2012. Il héberge ce site sur CollectiveAccess (bibliothèque numérique opensource de gestion des collections). Idéesculture a réalisé l’intégration graphique et le développement du module de présentation des expositions.

 

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