Aucune application d’Intelligence artificielle dans 9 entreprises françaises sur 10

L'événement Expérience 17 de Microsoft a fait le plein le 3 octobre

La quasi totalité des entreprises françaises n’ont aucune application opérationnelle en matière d’intelligence artificielle. En revanche, beaucoup sont motivées pour utiliser l’I.A. poussées par leur direction générale et leurs directions informatique et marketing, le secteur industriel en tête.

Enquête IDC auprès de 150 entreprises

C’est ce que l’on retient d’une enquête menée par IDC en France cet été. L’étude a été présentée par Sébastien Lamour, analyste chez IDC à l’occasion de l’événement Experience 17 de Microsoft à Paris, le 3 octobre. L’étude est financée par Microsoft afin d’interroger 150 entreprises de plus de 500 salariés.

Dans le détail, actuellement, à peine 6% des entreprises disposent d’une application déjà opérationnelle utilisant l’I.A. Sinon, 6% ont un POC (Proof of concept) en cours. A moyen terme,  22% des répondants ont un projet d’I.A. à mettre en place d’ici 1 an ou plus. Enfin, une très forte minorité (43%) réfléchit encore au sujet et 23% n’ont ni projet ni réflexion en cours. Bref, à peine 12% des entreprises ont mis les mains dans le cambouis.

Les applications d’I.A. les plus dynamiques et les plus déployées (5% d’usage) concernent les chatbots et les assistants intelligents. A noter qu’aucune technologie n’est indiquée comme mature par IDC.

Les chatbots en tête

Les étoiles montantes (mais moins de 5% des répondants) sont les outils de CRM associés à de l’intelligence artificielle embarquée, en clair des outils de recommandation à la façon d’Amazon. Même engouement pour le Machine Learning, ou apprentissage automatique, voire la reconnaissance d’images (3% des cas). Plus complexe, on trouve la percée des robots logiciels qui automatisent des processus transactionnels.

Dès lors, face au peu de déploiements de l’I.A., seulement 3% des entreprises répondantes attendent un retour sur investissement de l’intelligence artificielle. 22% cherchent à évaluer les bénéfices et les contraintes de l’I.A., 35% recherchent les cas d’usage, et  41% tentent de comprendre ces technologies. C’est donc le grand flou.

Pour autant, les attentes principales concernent la fonction ventes avec un fort besoin d’identification des prospects (68% d’intérêt), suivi de la recommandation d’offres (62% des réponses). Vient ensuite la fonction finance avec la gestion des risques et de la conformité réglementaire (60% des réponses), puis les RH (Ressources humaines) pour un recrutement optimisé (59% de réponses positives). Etonnamment, le marketing est en queue de peloton des besoins. L’optimisation des campagnes marketing récolte 54% des suffrages, suivie par la recommandation et des offres affinées (51% des réponses).

Réduire les coûts dans l’industrie

Les secteurs identifiés comme les plus intéressés sont l’industrie où les réponses identifient la digitalisation des lignes de production afin de réduire les coûts de production (70% des réponses).

Vient ensuite la santé qui y voit l’amélioration du suivi des patients (62% des réponses) puis la finance pour la réduction des risques (51%). Le commerce est plutôt en queue de peloton avec l’amélioration des produits et des services (50%) et l’optimisation du merchandising (47%).

Aujourd’hui, c’est la direction informatique qui pousse les applications d’I.A. (66% des cas), suivie par la direction des opérations (37%) et la direction de la production (37%). Mais demain, la direction générale se place juste derrière la DSI avec 42% de motivation. La DG est alors suivie de la montée en puissance des demandes de la direction marketing (36% des demandes) suivie par la direction commerciale (31% des cas).

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