Ikea : un père et sa fille scannent mal des boîtes et finissent en garde à vue

Une caisse en libre service peut devenir un piège. Dans le magasin strasbourgeois d’Ikea, un père et sa fille étudiante oublient de scanner les couvercles de bocaux lors de leur passage à la caisse en libre service. Ils ont été placés en garde à vue, retenus durant 3 heures, photographiés et leur ADN a été prélevé. C’est la procédure classique lorsqu’un magasin porte plainte répond le commissariat.

Depuis Ikea s’est excusé après que l’étudiante ait raconté ce qui s’est passé sur twitter. Lors de leurs courses le 9 octobre, la jeune fille de 21 ans et son père n’avaient pas remarqué que des couvercles possédaient des codes barres distincts des boîtes avec lesquels ils étaient vendus. Ils ont été signalés au directeur du magasin par le vigile.

Le directeur estime que le père et la fille voulaient voler les couvercles. Les esprits s’échauffent et le directeur fait venir la police qui arrive en force, joue aux cowboys et embarque le père et la fille. Ces derniers seront interrogés, placés en cellule, et finalement relâchés car l’infraction était insuffisamment caractérisée. Ikea France confirme les faits et s’engage à retirer la plainte.

Une réaction sur “Ikea : un père et sa fille scannent mal des boîtes et finissent en garde à vue” :

  1. Christian

    En l’absence d’informations plus détaillées, je ne sais pas ce qui est le plus pitoyable dans cette affaire entre…
    – L’attitude généralisée des enseignes qui “sous-traite” le travail de ses employés à ses clients
    – L’intransigeance du directeur de magasin et des vigiles (à rapprocher de celle du Monoprix de Gardanne qui refusait l’accès de son magasin à un mal-voyant accompagné de de son chien)
    – La servilité et l’insensibilité des policiers. Sur simple dépot de plainte, on prélève l’ADN maintenant ?
    Néanmoins dans un contexte digital, cela me fait m’interroger sur les droits qu’il faudrait accorder aux consommateurs qui effectuent sans formation des tâches pour lesquelles ils n’ont pas été formés. Un droit à l’erreur me semble un minimum.

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