E-commerce mobile : les clients sous Android deviennent plus dépensiers que ceux sous iPhone

Chez Showroomprivé, les achats sous Android dépassent ceux sous iOs

C’est un changement historique dans le e-commerce mobile : le chiffre d’affaire généré par un client qui utilise un smartphone sous Android dépasse celui des clients utilisant un iPhone d’Apple.

Showroomprivé et PriceMinister

C’est ce qui se passe chez Showroomprivé. “Android vient de passer devant iOS en termes de chiffre d’affaires“, confirme Rachel Bouvier, Head of CRM de Showroomprivé. Ce pure player réalise des ventes privées. Il est présent dans huit pays en Europe et annonce 25 millions de membres.

Cette croissance des achats moyens sous Android face à Apple est confirmée par Fabien Versaveau, directeur général adjoint de PriceMinister, autre site de e-commerce. Les deux responsables se sont exprimés sur l’usage du mobile dans la vente lors d’une conférence organisée par le MMA Forum, début février 2017.

Le tout se déroule sur fond de montée en puissance inexorable du mobile. Chez Showroomprivé, le mobile représente 80% du trafic des internautes et pèse 60% du chiffre d’affaires, en décembre 2016. “La croissance est hallucinante,” constate Rachel Bouvier. Le trafic mobile intègre à la fois les Apps mobiles et le site Web mobile.

Les Apps en tête devant le Web mobile

Les Apps sont en tête. Les Apps mobiles génèrent 60% du trafic et 40% du chiffre d’affaires. Les smartphones représentent alors les trois quarts des usages et les tablettes un quart. Quant au site web mobile, il ne génère donc que 20% du trafic et 20% du chiffre d’affaires. Showroomprivé annonce 10 millions de téléchargements de son App.

Explication de cette augmentation moyenne des dépenses sous Android ? “Il y a une montée en gamme des terminaux, les utilisateurs Premium de smartphones migrent sous Android,” affirme Fabien Versaveau. “Ces utilisateurs Premium ont des fréquences d’achat ou des paniers moyens qui aident à augmenter la valeur moyenne de revenu par utilisateur Android,” ajoute Fabien Versaveau. Chez Priceminister, 60% du trafic passe par un terminal mobile, et 40% des revenus viennent du mobile fin 2016.

Tendance complémentaire, les éditeurs d’applications pour mobile ont un peu arrêté de prioriser Apple par rapport à Android en termes de fonctionnalités par rapport à il y a dix huit mois.

Deep Linking arme de promotion de l’App mobile

Autre explication : les opérations de promotion des achats sur l’App mobile sont plus efficaces sous Android que sous iOS chez Showroomprivé. Nous avons des actions qui ont fait que Android est passé devant, on a amélioré notre conversion, travaillé sur le trafic,” ajoute Rachel Bouvier. En particulier, Showroomprivé combine les opérations d’emailing et l’usage du “Deep Linking” ou sa version Apple les “Universal Links” qui permet d’activer un lien vers une page Web particulière. Or, le “Deep Linking” est plus efficace sous Android que sous iOs.

C’est encore un travail en cours sous iOs,” insiste-t-elle. “Le Deep Linking fonctionne très bien sous Android, ce qui a permis de gratter pas mal de parts de marché sous Android,” poursuit la responsable. Dans ce cadre, Showroomprivé demeure un gros émetteur d’emails. Lors des opérations de promotion – 1 email envoyé chaque jour au minimum – soit l’email renvoie vers l’App mobile quand elle est présente sur le mobile, grâce au “Deep Linking,” sinon l’email renvoie vers le site mobile qui lui-même incite au téléchargement de l’App mobile. “C’est un processus stratégique afin de rediriger le trafic vers l’App,” insiste-t-elle.

Dans ce cadre, l’usage du push notification apparaît complémentaire à l’email et loin d’être une arme de conversion massive. “Le push notification ne génère pas d’incrément en termes de visites ni de vente. Cela peut créer une certaine lassitude de recevoir un push notification chaque matin. On a pris le parti de supprimer ce push massif quotidien et générique,” analyse la responsable.

Push notification pour une relation personnalisée

Dès lors, le push notification va servir à être plus fin, plus personnalisé, par exemple pour une relance en cas d’abandon de panier, etc, “On essaye de ne pas dupliquer ce que l’on fait en email et en push,” conclut la responsable.

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