Bernard Arnault inaugure la maison des startups de LVMH à Station F

Bernard Arnault, PDG de LVMH à Station F, 9 avril

Lundi 9 avril, 19 heures, Bernard Arnault, PDG de LVMH, leader mondial du luxe, a visité à un rythme soutenu –en 30 minutes – quelques unes des startups de son programme d’accélération, hébergées dans Station F. Le programme de LVMH baptisé la maison des startups accueille 23 startups. Le PDG aura eu un mot d’encouragement pour chacun.

Déménager le siège de LVMH à Station F

Nous avons toujours été proches de la technologie. Je suis ingénieur, mes enfants sont ingénieurs. La créativité, l’innovation, les nouveaux produits, et un grand désir d’agilité entrepreneuriale nous amènent ici [NDLR : Station F] pour faire avancer les choses le plus vite possible de la manière la plus efficace possible sur toute la planète”  déclare le PDG. “N’hésitez pas à contacter les gens de LVMH, ils quitteront leur bureau, ils viendront ici, cela leur fera du bien” sourit-il.Ce serait plus fluide et moins coûteux de mettre le siège de LVMH ici”, a-t-il finalement lancé sous forme de boutade.

Le mannequin connecté Euveka permet la création de prototypes avant le passage en usine

On lui a présenté plus particulièrement 8 startups. Il a ainsi découvert un mannequin modulable destiné à la création de vêtements et développé par la startup Euveka. Ce mannequin connecté reproduit les formes réelles d’une personne, permet de simuler le vieillissement et de récupérer les données techniques sous forme informatique afin de lancer la fabrication en usine. Les premiers exemplaires commencent à être livrés aux maisons de couture.

Côté intelligence artificielle, c’est Heuritech qui a pris la parole en expliquant comment sa plateforme détecte les tendances de la mode sur Instagram en reconnaissant les produits sur les photos, tels que par exemple un sac Balenciaga. Aryballe Technologies a détaillé le fonctionnement de son nez artificiel qui détecte les parfums. Quant à Orbis, il a présenté différents modes de visualisation en 3D sans lunettes, notamment en employant l’holographie.

Smart Pixels travaille pour sa part sur la visualisation de motifs personnalisés projetés sur un produit. En l’occurrence, le dispositif est déjà testé dans une boutique de chaussures Berluti (filiale de LVMH) à Paris. Woodoo et Sericyne, quant à eux tirent le maximum des matériaux. Le premier innove avec le bois, le second avec l’usage de la soie. Enfin, Memomi délivre une borne interactive assurant un rôle de miroir permettant l’essai virtuel de lunettes.

Pitch de 3 minutes

En un pitch de 3 minutes, chaque responsable de startup a eu l’occasion de dialoguer avec le PDG, sous l’oeil du maître des lieux, Xavier Niel, patron emblématique de Free, légèrement en retrait, et aux côtés de Ian Rogers, Chief Digital Officer de LVMH.

Xavier Niel, Bernard Arnault et Ian Rogers

Un espace d’exposition des startups était ensuite ouvert afin que la presse puisse découvrir chacune des 23 startups du programme d’accélération. Dans le cadre de ce programme, chaque startup se voit offrir un espace bureau à la station F (“Cela coûte cher” sourit Bernard Arnault), et a accès aux décideurs du groupe LVMH. Aucun financement n’est associé ni prise de participation de la part de LVMH.

On remarque également Biowatch, une startup créée il y a 3 ans entre la France et la Suisse – pays de l’horlogerie – qui emploie aujourd’hui 12 ingénieurs. Objectif : l’identification par les veines du poignet, qui sont uniques pour chacun d’entre nous, ce qui remplace n’importe quel mot de passe afin de s’authentifier et simplifie nettement la vie. La technologie fonctionne sur un simple bracelet ou sur un bracelet de montre. Etait aussi présenté Virtual Artist, l’outil de maquillage virtuel employé chez Sephora, filiale de LVMH.

23 startups en cours d’accélération avec LVMH

LVMH identifie 7 catégories de startups en lien avec ses activités. Elles étaient présentées le 9 avril au soir à Station F. On trouve ainsi de la personnalisation, du social et du contenu (Smart Pixels, Smartzer, Hivency) ; de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle (V-Cult, Skyboy, Orbis, VisioPM) ; du commerce de détail et du e-commerce (memomi, Kronos Care, Cappasity) ; des matériaux (Daumet, Serycine, Woodoo) ; de l’intelligence artificielle (Alcméon, heuritech, southpigalle) : de la blockchain et de la lutte contre la contrefaçon (Cypheme, VeChain) ; et de l’internet des objets (Biowatch, Euveka, Aryballe Technologies, Aveine, Kuantom).

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