Chez Engie, les startups bousculent les grands prestataires IT et de conseil traditionnels | La Revue du Digital

Chez Engie, les startups bousculent les grands prestataires IT et de conseil traditionnels

DG - Engie BF2
Isabelle Kocher, DG d'Engie

Certains services de Engie, RH et marketing en tête, se tournent vers les startups nettement moins coûteuses que leurs grands prestataires habituels comme Deloitte ou CapGemini.

De plus, les startups abordent les questions de la transformation digitale avec un esprit plus entrepreneurial. “Il y a une volonté de devenir plus autonome dans les grands groupes et de passer à de nouveaux modes d’accompagnement qui rendent moins dépendants, c’est ce que peuvent apporter les startups. De toute façon, il est difficile pour un prestataire d’accompagner une organisation dans un mode qu’il ne pratique pas lui-même,” relève un proche du dossier.

DMP de startup

En particulier, Engie travaille avec Le LabRH, qui est un regroupement de 150 startups, travaillant dans le domaine des RH et de la transformation digitale au sens large.

Et quand il s’agit de bâtir sa plateforme DMP (Data Management Platform), afin de mieux suivre ses clients grand public sur le Web, dans le cadre de l’offre d’électricité Happ’e – annoncée comme moins chère que le tarif réglementé – le marketing d’Engie choisit la plateforme de la jeune pousse Makazi plutôt que le devis astronomique à 1 million d’euros d’un prestataire IT.

Ce mouvement se déroule alors qu’Isabelle Kocher, 49 ans, toute récente DG du groupe depuis le 3 mai, fait entrer Yves Le Gélard au comité exécutif avec rang de DGA pour porter la parole de la transformation digitale.

Yves Le Gélard est DSI du groupe depuis un an environ en remplacement de Véronique Durant Charlot qui pour sa part ne mâchait pas ses mots en ce qui concerne les tarifs prohibitifs des grands éditeurs de logiciels, SAP en tête.

Le nouveau DSI est également en charge du digital et porte le titre de Chief Digital Officer du groupe. Il connaît quant à lui parfaitement les grands prestataires IT. Diplômé de HEC, il a travaillé chez IBM, Capgemini, Fujitsu et SAP. Il maîtrise les enjeux de l’externalisation IT sur le bout des doigts.

Une PME au Comex

Côté changement, Engie a créé une task-force ACCELERATE dont l’objectif sera d’accélérer la transformation de l’entreprise, en simplifiant le portefeuille d’activités, et en allégeant toutes les procédures qui pèsent sur son fonctionnement.

Engie réalise actuellement un plan de réduction d’un milliard d’euros sur trois ans de ses coûts nets baptisé “Lean 2018″ – Lean un terme en vogue dans le monde des startups – afin d’améliorer son efficience et à contribuer notamment à financer les investissements.

Autre signe de changement, Isabelle Kocher fait entrer au comité exécutif Thierry Lepercq, entrepreneur, co-fondateur de Solairedirect, une PME acquise par Engie en 2015.

Quant à Isabelle Kocher, elle ne sera PDG qu’en 2018, Michel Mestralet restant président jusqu’à cette date.Cette longue période de passage du pouvoir pénalise le groupe à l’heure de la transition énergétique. Comme le remarque le JDD, il y a une semaine l’agence Moody’s a dégradé la note d’Engie, estimant que “sa transformation ne suffirait pas à contrebalancer la baisse des prix de l’énergie”.

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