“Le Lean startup, c’est du bon sens,” pour le directeur du Lab de l’assureur Covea | La Revue du Digital

“Le Lean startup, c’est du bon sens,” pour le directeur du Lab de l’assureur Covea

Christophe de Cacqueray, directeur du Lab, chez Covéa

Comment innover rapidement avec peu de moyens dans une entreprise dont ce n’est pas le point fort ? En faisant appel au Lean Startup. C’est ce qu’applique Christophe de Cacqueray, directeur du Lab, chez Covéa. L’expérience est en cours.

Un poids lourd de l’assurance

Covea est un poids lourd de l’assurance mutualiste en France qui réunit GMF, MAAF et MMA. Il assure 11,4 millions de Français et compte 26 000 collaborateurs en France et à l’étranger. Son chiffre d’affaires 2015 atteint 17,2 milliards d’euros. Christophe de Cacqueray a pris la parole à l’occasion du forum Netexplo à Paris, le 11 février dernier.

Le Lean Startup, c’est au lieu d’aller chasser l’ours dans la montagne, et pour cela de mener une expédition coûteuse, on regarde si on a un acheteur pour la peau et ensuite voir si on peut aller tuer l’ours. C’est cette philosophie, ces méthodes que l’on essaye d’importer dans nos projets d’innovation,” décrit-il.

Cela s’appuie sur le Lean Startup. “C’est plutôt une philosophie de bon sens qui essaye de décrire comment on peut être malin, et, que l’on mène en mode startup, avec de petites équipes comme le ferait une startup à l’extérieur du groupe,” ajoute-t-il.

Assurer la paix de l’esprit

En faisant appel à des non experts de l’assurance, il bouscule les lignes. “L’important c’est l’absence de dogmatisme. Jusqu’à présent, l’assurance cela se fait d’une certaine manière, c’est construit, et c’est immuable;” pointe-t-il.

Des gens qui ne connaissent rien à l’assurance trouvent de nouvelles idées. En partant de l’idée d’assurer la tranquillité de l’esprit, la paix de l’esprit,”ils vont l’aborder à partir d’une feuille blanche qui leur donne une force supérieure parfois à ce que l’on peut faire en interne,” se félicite-t-il.

Et au final, il pointe la faiblesse d’organisations lourdes comme Covéa par rapport aux startups. “Dans une startup, ils sont tous tendus vers un objectif commun et tous participent concrètement à l’objectif, non pas de leur fiche de poste, mais l’objectif de l’entreprise,” relève-t-il.

Oublier la fiche de poste

Pour lui, cela crée une dynamique incroyable par rapport aux grands groupes – dont Covea – où malgré tout, “on reste volontiers prisonnier d’une forme de routine, de sa fiche de poste sans réfléchir plus grand, plus loin et sans y mettre vraiment son âme,” conclut-il.

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