Société Générale veut réduire le time-to-market de son informatique de 115 à 70 jours | La Revue du Digital

Société Générale veut réduire le time-to-market de son informatique de 115 à 70 jours

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La Société Générale veut être la banque relationnelle de référence sur ses marchés. Elle adopte une démarche globale de transformation, dont le programme DevOps est un des volets. Il s’agit d’un programme interne sur 5 ans budgété à 1,5 million d’euros.

Avec comme priorités stratégiques l’amélioration du service client, le leadership en matière d’innovation, le captage de la croissance afin de dégager une rentabilité durable, la Société Générale travaille à sa transformation pour renforcer sa place parmi les principales banques universelles européennes.

50 applications fin 2017

Côté informatique, ces objectifs se traduisent par des contraintes dont la tension sur les budgets n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’informatique se voit également fixée comme objectif de réduire son time-to-market moyen en augmentant l’efficacité conjointe des équipes de développement de logiciels et de celles chargée des mise en  production de ces mêmes logiciels, autrement dit les Dev et les Ops.

Il s’agit également pour l’IT d’augmenter la qualité du système d’information et de garantir sa sécurité. Cette démarche s’inscrit dans un programme de transformation du groupe sur 5 ans, de 2014 à 2019, doté d’un budget de 1,5 million d’euros.

La démarche devrait permettre d’atteindre deux objectifs : savoir déployer 50 applications en mode “Continuous Delivery” à la fin de 2017 et réduire le TTM (time to market) moyen de 115 à 70 jours.

Une organisation complexe

À travers le programme ‘Continuous Delivery Agile’, la BSC (Business Solutions Center, une des quatre DSI du groupe) accompagne les grands projets de la Société Générale et la transformation de la filière informatique.

L’informatique est donc au centre des enjeux de la transformation numérique mais reste tributaire de l’organisation particulière du groupe Société Générale. « Ces enjeux sont partagés entre quatre DSI, dites études, et une DSI Infrastructures qui dessert ces quatre DSI études. C’est l’organisation de la Société Générale qui veut ça », explique Romain Ranson, responsable de division SI – Continuous Delivery Agile. Il s’exprimait lors de la matinée DevOps Connection organisée par l’éditeur de solutions IT, CA Technologies le 14 janvier.

Un programme en quatre points

Dans le cadre de l’amélioration continue de ses processus, l’adoption d’une démarche DevOps de la Société Générale repose cependant sur une organisation qui ne facilite pas la réalisation des objectifs assignés aux différentes divisions du groupe.

« Chacune des quatre DSI dessert les quatre lignes de métiers du groupe comme la banque de détail ou celle des financement, ” précise Romain Ranson.

Ces DSI ont des objectifs qui se traduisent différemment, par rapport à ces enjeux stratégiques, des programmes différents aussi car elles doivent desservir des métiers différents.” Et au milieu de tout ça l’infrastructure unique qui doit desservir l’ensemble et qui peut avoir quelquefois du mal à suivre.”

« Le programme lancé par le BSC s’articule autour de quatre points essentiels : l’adoption de l’agilité, la démarche DevOps, le testing et enfin ce que nous appelons en interne le SOFA, c’est-à-dire la software factory. En fait ces quatre point constituent l’outillage qui va nous permettre de faire de l’intégration continue et du déploiement continu », précise Romain Ranson.

Un Ops dans chaque équipe Dev et vice-versa

Comment donc faire travailler tout ce monde, dépasser les écueils que sont la diversité des technologies utilisées par les DSI et les réticences de l’équipe en charge de l’infrastructure, tout en garantissant la tenue des objectifs assignés par la direction générale ?

La solution a été double se réjouit Romain Ranson. « Nous avons lancé, ce mois-ci, des expérimentations de rapprochement des Dev et des Ops. C’est-à-dire que des personnes de l‘entité Infrastructures viennent sur les plateaux de développement lors de la phase projet. Et des membres de l’équipe de développement vont sur les plateaux des équipes Infrastructure, pour les projets qui ont des impacts importants sur l’infrastructure ».

Ainsi chacun peut mieux comprendre les processus et les besoins de l’autre. En résumé, le travail en DevOps a permis une prise de conscience collective des besoins et des contraintes les uns des autres et la mise en place de modèles et de solutions pragmatiques.

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Mourad Krim

Journaliste informatique chevronné, avec plus de 20 ans d'expérience, Mourad Krim a travaillé pour les plus grands magazines et hebdomadaires destinés aux professionnels de l’informatique. Il suit et analyse la révolution numérique depuis ses débuts.

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