Technip : son nouveau réseau social pour construire l’avenir et être compétitif | La Revue du Digital

Technip : son nouveau réseau social pour construire l’avenir et être compétitif

Technip - BF

Le nouveau réseau social de Technip est en cours de déploiement. Il apporte de la réactivité, de la transversalité, de l’efficacité, de la compétitivité et permet de faire remonter rapidement des sujets qui construisent l’avenir.

Le nouveau réseau social de Technip, leader mondial de l’ingénierie, cible l’augmentation de la compétitivité de l’entreprise et la remontée rapide des sujets qui construisent l’avenir. C’est ce que décrit Jean-Francois Duroch, responsable innovation et partenariat R&D de Technip.

Gain en rapidité

Il a présenté l’implémentation du nouveau réseau social au sein de Technip, lors de l’événement Enterprise 2.0 Summit du 4 février 2015, à Paris. Technip est expert du management de projets dans le domaine de l’énergie.

Sous l’appellation Agora, le réseau social développé avec la plateforme technique Yammer contribue à la digitalisation des équipes en interne. Dans le détail, le nouveau réseau social, ça sert à quoi ? « A faire remonter des sujets qui construisent l’avenir » répond Jean-François Duroch. Qu’est-ce qui est différent avec le digital ? « On  gagne en rapidité, Agora relaie l’information 15 jours avant la cellule de veille».

 Mieux communiquer avec les clients

De plus, Agora permet d’introduire de la transversalité dans un système vertical,  top down  et bottom up, ce qui permet à des équipes d’acquérir les nouvelles compétences dont elles ont maintenant besoin. « On demande à nos managers de mieux communiquer avec leurs clients ».

Enfin, les managers, grâce à Agora, « s’adressent à une audience et non plus seulement à des personnes. »  Jean-François Duroch donne un exemple : « Chaque semaine, un manager ne peut pas réunir tout le monde ; donc, il communique par email mais peut oublier certains ; avec le réseau, il gagne en efficacité ».

Faire appel à l’intelligence du réseau

Mais c’est un « mindset, » une tournure d’esprit, qu’il faut acquérir car « c’est aussi une autre façon de trouver l’information. Plutôt que de se tourner vers ses collègues, on fait appel à l’intelligence du réseau et la réponse peut venir de quelqu’un en Asie ».

Bien sûr, il y a des gardes fou : «  la gouvernance tient compte des savoirs internes et vérifie l’information. » Pour assurer le succès de la mise en place d’Agora, les maîtres mots de Jean-françois Duroch sont : « convince, convince, show, show, value, value »… Il résume par « Il faut démontrer l’intérêt business » et aussi prendre le temps d’installer le projet.

Déploiement débuté il y a 1 an

Ce dernier a commencé en janvier 2014. Il reste 3 mois pour le déployer. Jean-François Duroch est fier de constater que certains sont pressés d’utiliser Agora. C’est à cela que se mesure le succès.

La digitalisation interne de Technip repose sur les fondamentaux de la gestion de projet : une gouvernance solide, prendre le temps d’expliquer et de ré-expliquer, faire le lien avec les business units…. Pour au bout du bout gagner en efficacité et compétitivité.

Chacun est à sa place

Dans ses métiers, Technip est organisé pour délivrer des constructions massives, sous-marines et off-shore. Sa force, c’est son efficacité. Afin de garantir à ses clients qu’ils pourront commencer à « produire le jour  J », Technip a mis en place une organisation où chacun est à sa place.

« Il faut se mettre en ligne de bataille : nous avons deux ans pour construire une usine et nous n’avons pas le droit de prendre du retard » annonce Jean-François Duroch.

L’inconnu avec le digital 

Dans ce contexte, l’équipe R&D en charge de l’implémentation d’Agora n’est pas la mieux armée pour accueillir le digital et tester de nouvelles façons de travailler dont ils ne connaissent pas les conséquences : « Avec le digital, on ne sait pas ce qui va se passer » reconnaît Jean-François Duroch.

En 2007, l’introduction d’une solution Sharepoint s’était soldée par un échec car «  personne en interne n’en a vu l’intérêt ». C’est aussi avec l’idée de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’ils sont en train de mettre en place Agora.

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Sandrine Baslé

Sandrine Baslé est spécialiste de la relation client, du marketing et de la vente de services. Ancienne d’Ipsos et de l’Institut CSA, elle a conduit de nombreuses missions de conseil dans le cadre de changement de culture d’entreprises. Elle a été avocate puis correspondante à Londres du journal Service News. Elle est également enseignante en marketing, études de marché et communication à l’IIM (Institut d’Internet et du Multimedia) et à TBS (Toulouse Business School) et directrice associée de Qualiview conseil.

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