Axa : « les assureurs doivent accompagner le mouvement vers le ‘quantified-self’ » | La Revue du Digital

Axa : « les assureurs doivent accompagner le mouvement vers le ‘quantified-self’ »

La mesure de son activité, des calories dépensées, etc. par des objets connectés afin de prendre soin de soi – ce que l’on appelle le quantified-self – est une vraie demande des consommateurs qui doit être accompagnée par les assureurs, estime Amélie Oudea-Castera, directrice marketing, digital et services de Axa France. Elle a répondu aux questions de la Revue du Digital, le 20 janvier à l’occasion de l’événement Web2business 2015, à Paris.

 Pas de lien avec la prime d’assurance

«  En revanche, il n’y aura pas d’offres d’assurance basées sur le ‘quantified self’ en France tant qu’il y aura la loi Evin dans les conditions actuelles » rappelle la directrice marketing.  La loi Evin crée une muraille de Chine qui interdit de lier une assurance santé à l’état de santé d’une personne.

Le lien entre état de santé et quantified-self est toutefois déjà lancé dans certains pays, et en particulier aux Etats Unis. « On observe ce mouvement avec la startup Oscar » pointe-t-elle. Oscar propose à ses clients qui par exemple font 10 000 pas par jour, la réduction de 1$ sur leur prime d’assurance, dans la limite de 240 $ sur une année.

Le mouvement est lancé 

« Donc clairement le mouvement est là, il est enclenché dans certains pays, mais en France, nous n’en sommes pas là » analyse Amélie Oudea-Castera.

Elle détaille : «  dans le domaine de la santé, aujourd’hui, il y a une vraie attente des consommateurs sur le « quantified self. » Conséquence, « cela doit nous conduire, nous assureurs, à accompagner ce mouvement là, en proposant une capacité pour nos clients dans une logique de prévention de leur santé, de bien prendre soin d’eux, une capacité à mesurer leur activité, le nombre de calories dépensées, etc. » décrit-elle.

Avantages non tarifaires

Le cadre législatif de la loi Evin interdit en revanche tout lien entre ces comportements suivis de manière individualisée – et qui sont liés finalement à un état de santé – et la tarification d’une assurance complémentaire santé.

Pour autant, cela n’empêche pas l’innovation dans certains domaines et la proposition d’avantages non tarifaires. « Des nouveaux services à des gens qui prendraient particulièrement soin d’eux, ou comme nous l’avons fait avec Samsung et la montre connectée Gear 3, de pouvoir proposer grâce à notre application santé des petites notifications rappelant sur la montre du consommateur qu’il a son rendez-vous chez le médecin prochainement ou qu’il doit effectuer tel vaccin avant son départ en vacances » termine Amélie Oudea Castera.

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