Withings : « notre montre connectée a une autonomie de 8 mois » | La Revue du Digital

Withings : « notre montre connectée a une autonomie de 8 mois »

La montre connectée de Withings est conçue comme un tracker de santé, non intrusif et qui dispose d’une autonomie de 8 mois. Elle n’est pas en concurrence avec l’Apple Watch. Quant à savoir si les objets connectés serviront à moduler les tarifs d’assurance santé,  Withings laisse la porte ouverte sans se prononcer. 

Toutes les mutuelles ou les assureurs en France s’intéressent aux objets connectés, ou à tout autre moyen de rendre plus intelligente leur relation avec leurs assurés. C’est le premier avis de Cédric Hutchings, Directeur général et cofondateur de Withings, leader des objets connectés en France. Il a répondu à nos questions le 9 décembre, à l’occasion de l’événement LeWeb lors duquel il est intervenu.

Lier objet connecté et contrat d’assurance

Second avis, plus flou. Verra-t-on un jour un lien être établi entre un contrat d’assurance santé et un objet connecté de santé ? La réponse du DG est floue. « Je ne sais pas s’il y aura des systèmes de bonus malus à partir des informations remontées par des objets connectés, parce que ce sont des questions sociétales » dit-il dans un premier temps. Puis il effectue une comparaison avec les trackers automobiles qui ouvre la porte à ce type de contrat.

« Lorsqu’il y a une création de valeur, un intérêt pour l’abonné et pour l’assureur, on l’ a connu pour les sociétés d’assurance pour la voiture, les trackers ont été acceptés, en particulier dans le domaine professionnel. Je ne sais pas si ce sera accepté ou souhaitable dans le domaine de notre propre santé » veut-il interroger.

Améliorer sa santé

Withings mesure les données de santé, de comportement et d’environnement. Cela crée un tableau de bord sur ce que l’on peut faire pour améliorer sa santé. Le fabricant propose depuis peu une montre connectée qui prend la suite des premiers trackers de santé achetés par des « early adopters ».

Les « early adopters » étaient prêts à accepter des inconvénients comme de devoir recharger ces trackers toutes les nuits, ou tous les deux ou trois jours. « Nous avons beaucoup travaillé sur un objet qui peut être connecté plus de huit mois sans devoir recharger la pile » souligne Cédric Hutchings.

Absence d’intrusion

Il poursuit : « ce que nous avons cherché à faire avec la montre, c’est un objet non intrusif, que l’on portera sur soi pour avoir l’heure, qui intègre des capteurs de l’activité physique sans avoir à s’en préoccuper. »

Toute la synchronisation avec le téléphone portable est automatique. « Et sur l’objet lui-même, j’ai simplement une aiguille qui m’indique où j’en suis dans une activité physique quotidienne. Cela dépasse l’audience des pure Geeks » démontre le DG.

La santé sera connectée

Pour lui, la version non connectée d’une balance ou d’un tracker de santé sera amenée à disparaître. Dans le domaine de la santé, les objets seront naturellement connectés. Withings a levé 23 millions d’euros en 2013. Ce sont des fonds d’accélération. « Nous sommes 140 collaborateurs à Issy Les Moulineaux, Boston et Hong Kong. Withings va révolutionner la prise en charge de la santé » conclut-il.

Montre connectée : pas de concurrence entre Withings et Apple 

Quel sera le meilleur appareil portable en 2015 ? Il sera difficile de battre l’Apple Watch, estime J.P. Gownder, analyste chez Forrester Research. L’Apple Watch est commercialisée à partir de 399 $ et elle doit être associée à un iPhone, mais pour lui, Apple est la meilleure société afin d’enseigner au public l’usage d’une nouvelle catégorie de produits.
Le français Withings rivalisera-t-il avec Apple ? « La montre de Withings et celle d’Apple ont des philosophies très différentes » répond J.P. Gownder. Pour l’analyste, Withings propose une montre normale qui suit votre santé. Quant à Apple, l’objectif est d’en faire un véritable terminal digital. « On peut s’en servir pour ouvrir sa porte d’hôtel, on peut payer via NFC. Les deux montres peuvent réussir, mais sur des publics différents » en déduit J.P. Gownder.

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