L’heure de vérité a sonné pour les DSI, selon  Deloitte | La Revue du Digital

L’heure de vérité a sonné pour les DSI, selon  Deloitte

DSI - BF

Les DSI doivent développer leur leadership en matière d’innovation pour le business, conseille le cabinet Deloitte. Ils vont devoir faire fructifier le dialogue avec le Chief Digital Officer ou le Chief Data Officer ainsi qu’avec les clients de l’entreprise.  

C’est l’heure de vérité pour les DSI. Ils doivent décider entre rester de simples garants du système d’information ou se positionner en moteur de croissance de l’entreprise, grâce à l’innovation technologique. C’est le constat du cabinet Deloitte qui s’appuie sur une étude qu’il a réalisée auprès de 900 DSI, dans 49 pays dans le monde.

Leadership menacé

Le cabinet Deloitte recommande aux DSI d’adopter une attitude de capital risqueur. C’est à dire de doser leurs investissements entre technologies sûres et risquées au sein de leur portefeuille de projets.

Mais Deloitte souligne que leur leadership est menacé par la montée en puissance du directeur marketing, du directeur digital, ou du Chief Data Officer. La majorité des DSI n’entretiennent pas d’étroites relations avec ces nouveaux responsables. Ils tendent à avoir de meilleures relations avec les dirigeants plus traditionnels tels que le directeur général, le directeur financier ou le directeur des opérations.

Les Français atypiques

Les DSI français sont toutefois atypiques dans ce cadre, relève le cabinet Deloitte. Contrairement à la tendance globale, ils ont de bonnes relations avec les nouveaux dirigeants que sont le Chief Data Officer, ou le directeur digital. Ils reconnaissent leur importance dans les cercles des dirigeants de l’entreprise.

Le cabinet Deloitte souligne par ailleurs que le DSI se place trop en posture collaborative, et non en leader. Dans la foulée, le DSI est trop rationnel et pas assez intuitif, ce qui est indispensable dans un contexte d’innovation.

50% fort et efficace

Au bout du compte, les directeurs métiers ne considèrent pas toujours leur DSI comme l’interlocuteur le plus naturel pour conduire des innovations technologiques soutenant la croissance. D’ailleurs, moins de la moitié des DSI se considèrent comme étant un partenaire métier stratégique “fort et efficace.”

L’étude indique en outre que les DSI privilégient la prestation de services IT aux dépens de l’innovation ou de la croissance. Par exemple, plus d’un DSI sur deux est enclin à prioriser la prestation de services IT plutôt que « faire évoluer la fonction IT d’un centre de coût vers un centre de profit » ou à « investir dans des technologies émergentes ». Et à peine 16% des DSI entretiennent de très bonnes relations avec les clients de leur entreprise.

La majorité des DSI déclarent que leur priorité dans les 12 à 18 mois est de répondre aux nouveaux besoins métiers (71%) et de conduire la stratégie digitale (47%). La troisième priorité est le management des risques et de la sécurité.

10% à l’innovation

La moitié des DSI alloue moins de 10% de leur budget à l’innovation. Qu’est-ce qui bloque les initiatives de la DSI ? Pour un gros tiers des patrons de l’IT, c’est l’aversion des métiers face aux risques.

Pendant ce temps, les DSI consacrent plus de la moitié (55%) de leur budget à la maintenance du système d’information. Seulement 22% est alloué à des projets favorisant la croissance de l’entreprise. Et ce sont 23% qui sont affectés au soutien du changement de l’entreprise.

La mobilité en tête

Les projets les plus souvent menés – tous secteurs d’activité confondus – concernent alors les applications mobiles (69%), le Cloud privé (65%), le décisionnel ou le Big Data (48%), et le digital et le multicanal (47%). Pour l’avenir, les DSI souhaitent investir avant tout dans le décisionnel et le Big Data (30%), les Apps mobiles (17%) et le Cloud privé (15%).

Par ailleurs, en France, à la différence d’autres pays, la réduction des coûts IT et la restructuration du modèle opérationnel restent des priorités pour les DSI, respectivement en 3ème et 4ème position de leur agenda. Toujours en France, seulement 6% des DSI estiment que leur organisation gère de façon efficace les investissements dans les technologies émergentes.

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Une réaction sur “L’heure de vérité a sonné pour les DSI, selon  Deloitte” :

  1. Pierre de Geyer

    Bonjour,
    je suis tout à fait d’accord sur l’importance pour un DSI d’être un leader innovant. C’est sur ce constat qu’Epitech à créé il y a quatre ans l’Executive MBA Epitech.
    L’objectif est de permettre à des profils issus de la technique d’être plus performants et innovants.

    Répondre

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