L’accord préalable sur les cookies, ennemi de la personnalisation selon PriceMinister | La Revue du Digital

L’accord préalable sur les cookies, ennemi de la personnalisation selon PriceMinister

CNIL - PriceMinister - BF

La dispute continue autour du recueillement préalable du consentement de l’internaute sur l’usage des cookies. C’est PriceMinister qui met les pieds dans le plat face à la CNIL. Le cookie est ce petit fichier qui est installé par un site Web sur le disque dur de la machine de l’internaute afin de tracer certaines de ses actions.

CNIL contre Priceminister

Olivier Mathiot, co-fondateur et actuel DG de PriceMinister et Edouard Geffray, secrétaire général de la CNIL, se sont donné la réplique, à l’occasion d’une table ronde, le 23 septembre lors du salon e-commerce, à la Porte de Versailles, à Paris.

Priceminister considère que la CNIL fait du zèle et que la réglementation actuelle et ses règles de mise en oeuvre sont un tueur de business et de l’innovation. Pour Olivier Mathiot : « si l’on doit recueillir le consentement de l’internaute après son arrivée sur la page cela empêche par exemple la personnalisation en amont du site Web ou l’usage de l’A/B testing, puisque l’A/B testing fonctionne par une sélection en amont de certains profils, avant même d’afficher la page Web. »  De plus, il veut pouvoir utiliser des cookies tiers de partenaires.

Des sites non conformes

Pour le DG, de nombreux sites Web actuellement ne sont d’ailleurs pas en conformité avec la recommandation de la CNIL puisque même ceux qui ont adopté le principe d’information de l’internaute sur l’usage des cookies, écrivent en fait d’abord dans le cookie et affiche le message d’avertissement après, pour des questions techniques. Pour autant, PriceMinister a installé pour sa part le dispositif demandé par la CNIL. L’impact sur la fréquentation du site est « assez minime » considère Olivier Mathiot.

La CNIL pour sa part, considère qu’elle agit de manière pragmatique et que les dispositifs qu’elle a validés ne brident pas le commerce. Il s’agit d’un dispositif en deux temps. Un premier niveau avec un bandeau qui indique que si l’on poursuit sa navigation sur le site on accepte l’usage de cookies. « Il s’agit d’un acte positif suite à une information reçue du site, par exemple si l’internaute effectue une recherche. » Et un second niveau donne plus d’information sur les usages précis des cookies.

Campagne de contrôle

La CNIL annonce d’ailleurs qu’elle va lancer une campagne de contrôle des sites Web d’ici fin septembre ou début octobre. Elle estime qu’elle a laissé suffisamment de temps aux sites Web pour se mettre en conformité puisqu’il s’est écoulé dix mois depuis qu’elle a publié en décembre 2013 une recommandation de mise en œuvre de la réglementation concernant le recueil du consentement de l’internaute. Et qu’il y a eu deux ans de concertation avec les professionnels.

Ceci dit, Edouard Geffray de la CNIL admet qu’il existe un débat et des discussions sur les cookies analytiques qui permettent de faire des croisements sur d’autres sites. Les deux intervenants se sont quittés sans avoir plus avancé à la fin de la table ronde.

Photo : Edouard Geffray, secrétaire général de la CNIL, et Olivier Mathiot, DG de PriceMinister, le 23 septembre.

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