Le Big Data à la SNCF pour sécuriser les accès aux trains | La Revue du Digital

Le Big Data à la SNCF pour sécuriser les accès aux trains

Le Big Data à la SNCF sera notamment mis au service de la sécurisation des accès aux trains et de la lutte contre la fraude. C’est ce qu’a décrit Barbara Dalibard, directrice générale de la branche voyages de la SNCF, le 18 septembre lors de la conférence organisée sur l’expérience client à l’heure du digital par le G9+, l’association des anciens des grandes écoles.

Concours à idées

« Nous avions organisé un concours à idées, et il en est sorti notamment le contrôle des accès avec reconnaissance d’images et de comportements, » explique-t-elle. Elle poursuit : « un fournisseur nous a même proposé de mettre un halo rouge sur l’image des personnes suspectes. Nous n’irons pas jusque là. Nous sommes plutôt sur des portillons fluides, qui ne laissent pas embarquer n’importe qui.

Elle précise : « Il y aura de la reconnaissance d’image et de comportements, à partir de Big Data. Cela devrait arriver d’ici deux à trois ans. Cela se fait déjà au Japon. »

Habitudes de parcours

Un deuxième usage du Big Data concernera l’aide aux clients, basée sur leurs habitudes de parcours. La SNCF pourra alors guider le voyageur en cas de problème de transport pour lui trouver des chemins alternatifs et qu’il parvienne à son but. “”Il faut pour cela un système d’Opt in” souligne Barbara Dalibard.

Enfin, Barbara Dalibard rêve de pouvoir faire payer les données de la SNCF. « Mon idée serait un système où les données seraient payantes. Le prix serait d’autant plus élevé que l’on est une grande entreprise, et faible pour une startup pour ne pas brider l’innovation. C’est une réflexion en cours, pour créer un cercle vertueux » décrit-elle.

Faire payer Google

Elle estime à 1 milliard d’euros la valeur qui part chez Google chaque année rien qu’en ce qui concerne les données d’horaires de train dans toute l’Europe.  “En Europe, on est très mal armé pour valoriser les données que l’on produit” regrette-t-elle. Et on la sent plutôt remontée contre ces firmes qui n’ont pas mis un “kopeck dans le système ferroviaire” et qui tirent toute la valeur de ses données.

Photo : Barbara Dalibard, directrice générale de la branche voyages de la SNCF, le 18 septembre. 

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