“Un projet de digitalisation de points de vente nécessite une forte prise de risque” | La Revue du Digital

“Un projet de digitalisation de points de vente nécessite une forte prise de risque”

Yves Cointrelle - BF

Dans le numérique, le déclenchement de certains projets nécessite encore d’assumer une forte prise de risque s’il s’agit de la digitalisation des points de vente ou d’objets connectés. C’est ce que constate Yves Cointrelle, directeur de la stratégie de Viseo. Il interviendra le 2 octobre lors d’une journée sur le Big Data et le numérique.

Question : qui pilote le digital dans les entreprises?

Yves Cointrelle : il n’y a pas de règles. Nous constatons toutes les situations avec des leaderships sur le sujet qui peuvent être soit à la DSI, soit dans les directions métiers ou dans des directions dédiées.

Question : quels sont les domaines d’application immédiat du digital dans les entreprises ?

Yves Cointrelle : ces dernières années, les entreprises ont beaucoup œuvré à la transformation de leur business model en travaillant sur les aspects B to C du digital tels que le e-commerce, les réseaux sociaux ou les applications mobiles.
Désormais, pour beaucoup elles s’attaquent à la partie collaborateurs, en recherchant dans le digital des poches de productivité interne pour toutes les typologies d’utilisateurs qu’il s’agisse des cadres, des commerciaux ou des techniciens.

Question : quel est le ROI d’un projet digital ? Est-il toujours calculable ?

Yves Cointrelle : pour les dispositifs les plus anciens, en l’occurrence le e-commerce, on dispose de métriques relativement établies. Ce sont les coûts d’acquisition, le taux de conversion, les paniers moyens. Ce n’est pas le cas pour les dispositifs moins matures ou les plus innovants tels que la digitalisation des points de vente, le véhicule connecté, la socialTv ou les objets connectés. Le déclenchement de ce type de projets nécessite d’assumer une forte prise de risque.

Question : quels sont les freins aux projets dans le digital ?

Yves Cointrelle : il est loin le temps de projets digitaux à faible impact, que l’on pouvait déléguer à une agence de com. Aujourd’hui le digital est devenu beaucoup plus global. Les freins se situent donc souvent dans la difficulté à poser une vision stratégique et à la décliner tactiquement dans le temps, en assumant les incertitudes.

Question : faut-il nommer un chief digital officer dans l’entreprise ?

Yves Cointrelle : oui s’il a un pouvoir de décision et les moyens d’impacter la trajectoire business. Moins s’il s’agit de se donner une bonne conscience et de rassurer les marchés.
Enfin selon la taille de la société, de son positionnement sectoriel, de l’impact que le digital peut avoir sur l’évolution de son business model, cela peut être vital ou facultatif.

Question : qu’est-ce qui est le plus important dans un projet digital : la compétence technologique, l’organisation de l’entreprise, le modèle économique associé ?
Yves Cointrelle :
c’est un équilibre global, ou toutes ces dimensions doivent être alignées.

Retrouvez Yves Cointrelle le 2 octobre prochain lors d’Informatica Day. 

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