La reconnaissance faciale résout un « cold case » vieux de 14 ans | La Revue du Digital

La reconnaissance faciale résout un « cold case » vieux de 14 ans

FBI - Fugitif - BF

L’essai d’un nouveau logiciel de reconnaissance faciale par un agent spécial en charge des la sécurité des services diplomatiques américains a résolu une affaire criminelle vieille de 14 ans. Le logiciel a mené à l’arrestation de Neil Stammer, âgé de 46 ans, inculpé d’abus sexuels sur enfant au Nouveau Mexique. Neil Stammer vivait au Népal sous une fausse identité.

La liste des fugitifs

C’est sur une inspiration, que cet agent spécial a passé dans le logiciel les fiches des « Most Wanted Fugitives », les criminels les plus recherchés des Etats Unis, établie par la police fédérale américaine, le FBI. Le logiciel doit permettre de détecter les fraudes sur les passeports.

Il a trouvé que  le visage de Neil Stammer se trouvait parmi les passeports, mais avec un nom différent. Il a alors été facile de remonter jusqu’au Népal, où Neil Stammer faisait régulièrement renouveler son visa touristique auprès de l’ambassade américaine, sous le nom de Kevin Hodges. Il enseignait l’anglais aux étudiants qui souhaitaient intégrer des universités américaines. Selon le FBI, Neil Stammer vivait très confortablement au Népal et donnait le sentiment qu’il pensait ne jamais être découvert.

Un jongleur

Neil Stammer est un jongleur de réputation internationale. Il possédait un magasin de magie au Nouveau Mexique. En 1999, alors âgé de 32 ans, il avait été arrêté sur de multiples charges, dont abus sexuel sur enfant et kidnapping.  Il avait été libéré sous caution et avait fui les Etats Unis. Un mandat d’arrêt avait été émis en mai 2000.

Neil Stammer parlait plusieurs langues et avait voyagé à travers l’Europe pour son métier. Il pouvait se trouver n’importe où dans le monde. C’est l’agent du FBI Russ Wilson qui à sa récente prise de fonction a réémis un avis de recherche pour Neil Stammer. Et c’est ainsi que sa photo a été passée dans le logiciel des services diplomatiques. Le FBI a émis un communiqué de presse afin de mettre en avant cette affaire, pour la bonne coopération qui a eu lieu entre différents services et valoriser son système d’avis de recherche. 

Photo : l’avis de recherche réémis par le FBI et utilisé pour la reconnaissance faciale. 

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