Orange prépare une API d’accès aux parcours clients géographiques | La Revue du Digital

Orange prépare une API d’accès aux parcours clients géographiques

Orange - Ludovic Lévy - BF

En suivant les signaux des téléphones mobiles, Orange connaît les parcours des clients dans une zone de chalandise, avec leur répartition socio démographique et leur lieu d’habitation. Ces informations sont délivrées sous forme de fichiers à des entreprises utilisatrices. Une API permettra d’accéder directement à la plateforme de l’opérateur. 

Orange progresse à petits pas vers une plateforme Big Data centralisant les parcours clients dans une zone géographique donnée ouverte aux entreprises via une API. L’offre s’intitule Flux vision. L’API sera disponible à une date non communiquée. Elle donnera un accès direct aux entreprises aux parcours clients et à leurs données socio économiques,  par comparaison à la simple communication d’un fichier actuellement.

Evénement Big Data de la CCI

C’est ce qu’a annoncé Ludovic Lévy, Vice Président d’Orange, en charge des Data et de l’Analytics, lors de son intervention  à l’occasion du forum Big Data organisé le 13 mai, par la CCI d’ïle de France à la Bourse de Commerce de Paris. Pour  l’heure le service proposé par Orange consiste en la remise d’un fichier chaque mois sur la répartition du public qui a fréquenté une zone donnée.

« Nous parlons de Fast Data » précise Ludovic Lévy, « c’est-à-dire que nous traitons les signaux GSM en temps réel, lors de leur acquisition, et nous les restituons en différé. » L’offre Fluxvision est la première brique pour étudier les parcours clients. « Nous les modélisons en indicateurs de présence, nous y ajoutons des données socio démographiques, comme l’origine du client via sa zone Iris, c’est à dire une zone géographique de 2000 habitants, on y adjoint le sexe, l’âge et le niveau CSP » détaille le responsable.

Augmenter la bande passante le jour de manif

Plus globalement, en matière de Big data, « nous avons les mêmes rêves et les mêmes cauchemars que les autres entreprises » poursuit Ludovic Lévy. Le Big Data chez Orange sert notamment à améliorer le service en exploitant la donnée en temps réel. « Par exemple, si une manifestation est prévue, on peut adapter la bande passante dans un quartier, » illustre-t-il.

Orange peut également détecter quand un client arrête de but en blanc de consommer une App. Dès lors, l’opérateur peut réagir. « Nous pouvons tout mesurer » confirme Ludovic Lévy, et l’opérateur peut proposer des offres spécifiques à certains segments de clients.

Le zéro faille n’existe pas

Côté sécurité, un axe important dans le domaine du Big Data, il aura reconnu – sous la pression des vols de données dont l’opérateur a été victime à deux reprises récemment – que « le zéro faille n’existe pas. »  A sa décharge, un des leaders mondiaux de la sécurité informatique, Symantec, vient de reconnaître que ses solutions n’arrêtaient qu’un virus sur deux.

 Photo, Ludovic Lévy, Vice Président d’Orange, en charge des Data et de l’Analytics le 13 Mai. 

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