Google livre à domicile en cassant les prix | La Revue du Digital

Google livre à domicile en cassant les prix

Google shopping Express - BF

Google étend à New York et à Los Angeles son service de livraison à domicile le jour même du commerce de détail,  exception faite de l’alimentaire frais. Le service est actuellement gratuit et devrait être facturé 5$ par livraison.  Google casse les prix face à Amazon et à eBay.  

Google annonce l’extension de son service de livraison le jour même à domicile à Manhattan (New York) et à l’ouest de Los Angeles, dès ce lundi. Il concurrence ainsi Amazon et eBay pour ce qui concerne la livraison de l’épicerie, des articles ménagers, etc., sur les grandes villes américaines, y compris New York. La chaîne de livraison repose sur plusieurs Apps spécifiques, de nombreuses petites mains et plusieurs niveaux de livraison.

Un coût forfaitaire de 5$ par livraison

Le service de Google, baptisé Google Shopping Express, promet une livraison le jour même des produits de ses partenaires distributeurs. Google travaille avec Costco (épicerie, ameublement, électronique, …), Fairway (alimentaire) , Target (distributeur généraliste) et Walgreens (produits de santé) ainsi que d’autres distributeurs de détail, pour des livraisons partout dans Manhattan contre un montant forfaitaire de 4,99 $ par magasin.

Pour l’heure, Google annonce que la livraison est gratuite pour six mois et encourage les clients à commander.  On notre qu’une marque française, l’Occitane (produits de beauté) est partenaire de l’aventure tant à Los Angeles qu’à New York. Google casse les prix en comparaison d’Amazon qui facture $ 9,98 pour le premier article et 99 cents pour chaque article supplémentaire dans le cadre de son service Local Express Delivery – même si les membres Prime d’Amazon, qui paient un abonnement de 99 $ par an, se voient seulement facturés 5,99 $ par commande.

Amazon a étendu récemment son service de livraison le jour même dans une douzaine de villes américaines. Il s’appuie sur ses propres entrepôts pour les livraisons tandis que Google utilise les locaux des commerçants.

Pas de montant minimum

Quant au nouveau service d’Ebay, il perçoit une taxe forfaitaire de 5 $ par magasin , comme Google , mais il impose un achat minimum de 25 $ . Google Shopping Express n’a aucune obligation d’achat minimum.

D’abord lancé à San Francisco l’année dernière, Google Shopping Express sera étendu à Brooklyn et au Queens, deux autres quartiers de New York, dans les prochains mois, selon des déclarations de représentants de Google au New York Post, un quotidien New Yorkais.  Livraison le même jour, cela signifie en quelques heures. Les gens peuvent même passer une commande en fin de journée, vers 16h30, et recevoir leur paquet au plus tard à 21h30.

Le Wall-Street Journal indique qu’Amazon a également étendu récemment la notion de livraison le jour même en permettant de commander jusqu’à 21 heures pour être livré à 9 h 15 le lendemain. Jusqu’il y a peu, il fallait commander avant 9 h 15 le matin pour être livré dans la journée.

Ce n’est plus un luxe

« Nous pensons que que la livraison le jour même ne devrait pas être un service de luxe, mais plutôt être une expérience quotidienne que tout le monde peut se permettre », a déclaré Tom Fallows,  patron de Google Shopping Express. Google prévoit de maintenir des prix bas en facturant les détaillants sur leur réseau de distribution.

Les magasins ont accepté de payer Google car il leur amène du business, selon Tom Fallows. Alors que Google est célèbre pour ses voitures sans chauffeur et ses drônes, son service de livraison repose sur une petite armée humaine à travers Manhattan. « C’est une grande équipe et un engagement sur plusieurs années pour Google », selon  Tom Fallows.

Pas d’aliments frais pour l’instant

Le nouveau service de Google, même si il intensifie la concurrence avec les autres géants des technologies Amazon et eBay, ne semble pas pour l’instant entrer en concurrence avec un service de livraison alimentaire tel que Freshdirect, car ni Google ni eBay, pour l’instant, ne livrent de denrées périssables comme des fruits, des légumes ou du lait.

Ils n’assurent pas la chaîne du froid depuis le magasin jusqu’à la porte.  Amazon, en revanche, teste des livraisons d’aliments frais dans certaines villes de la côte Ouest, mais le coût est plus élevé : 299 $ par an. Google se prépare également à concurrencer Amazon en proposant des adhésions annuelles. La firme devrait bientôt introduire une cotisation annuelle pour une livraison à moindre coût le même jour des abonnés.

Une chaîne de livraison en 2 étapes

Plutôt que d’envoyer un seul coursier prendre, payer et livrer les marchandises à ses clients, Google traite les livraisons le jour même comme une ligne d’assemblage de haute technologie – avec des Apps spécialisées pour presque chaque intervenant. C’est ce que décrit lle New York Post.

Voici une commande typique :

– Un homme commande une boîte de cannettes Tide chez Costco , en demandant d’être livré entre 18 heures et 21h30. Il paie avec son Google Wallet, l’application de Google qui conserve les numéros de cartes de paiement, y compris les frais de 5 $ livraison .

– Un employé de Costco reçoit la commande d’une application Google spécialement construite pour son réseau de distribution. L’employé prend le produit sur étagère, en même temps que les autres commandes qui doivent être livrés dans le même intervalle. Le produit est emballé pour la livraison.

– Un camion de livraison de Google prend la commande, avec d’autres commandes de la même période. Le conducteur emploie une application différente qui montre le meilleur itinéraire, puis il fait la liaison avec un second conducteur, au volant d’un véhicule plus petit, comme une Toyota Prius, l’un des véhicules préférés de Google.

– Le conducteur de la Prius se rend chez le client afin d’assurer la livraison dans une zone désignée – encore une fois, en utilisant une application pour déterminer la voie la plus efficace . Pendant la fenêtre de livraison prévue, la commande est déposée .

Google envisage également d’utiliser des vélos et des livreurs à pied pour réaliser des livraisons dans des endroits où les voitures ne seraient pas adaptées, a déclaré Tom Fallows, directeur de Google Shopping Express.

Google shopping Express - New York - BF

 

 

Ce texte a été lu 5005 fois !

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>