Le procès d’une ex Cheerleader inquiète les géants du Web | La Revue du Digital

Le procès d’une ex Cheerleader inquiète les géants du Web

Qui est responsable des commentaires postés sur un site Web ? Une ex Cheerleader a fait condamné en 2013 l’éditeur d’un site web pour deux commentaires insultants qui y étaient publiés par un lecteur. Un jugement qui menace des sites Web  plus importants tels que Facebook, Amazon ou eBay. L’affaire passe en appel ce jeudi 1er Mai. 

Aux Etats Unis, le procès intenté et gagné par Sarah Jones, une ancienne Cheerleader de l’équipe de Football américain des Bengals, située à Cincinnati, à l’encontre d’un site Web Thedirty.com, inquiète les géants du Web, Google, Microsoft, eBay, Facebook et Amazon.

Qui est responsable des commentaires?

Le jugement pourrait les rendre responsables des contenus écrits par d’autres sur leurs sites Web, que ce soit dans des forums ou lors de commentaires.  L’affaire repasse devant une cour de justice en appel ce jeudi 1er Mai. L’ex Cheerleader avait attaqué en diffamation le site Thedirty.com après que deux commentaires insultants à son encontre y aient été publiés. Elle était accusée d’avoir couché avec toute l’équipe de football et d’avoir des maladies vénériennes.

Cette attaque venait après le fait que la jeune femme se soit faite remarquée par le grand public car elle avait eu des relations sexuelles avec un mineur âgé de 17 ans. Et son comportement a été fortement critiqué. Par la suite, elle s’était fiancée avec le jeune homme.

Une indemnité de 330 000$

Lors du jugement, elle s’est vue attribuer une indemnité de 338 000 $ en première instance en 2013. Mais ce verdict ayant créé un précédent, les plus grandes sociétés de technologies des Etats Unis s’inquiètent et souhaitent que le jugement soit inversé. L’appel de ce Jeudi en donne l’occasion.

Le juge de 2013 avait estimé que les commentaires postés sur le site TheDirty.com étaient de la responsabilité de l’éditeur du site car celui-ci incitait les gens à faire des commentaires « dirt » et à remuer la boue, et il réagissait à ces commentaires.  Il avait même écrit à la suite des deux commentaires litigieux, “why are high school teachers freaks in the sack?“, c’est à dire pourquoi les professeurs du secondaire ne respectent-elles pas les règles? Et il avait signé de son nom. 

Paralysie du commerce

Les géants du Web ont déposé des mémoires avertissant la cour que si le jugement n’était pas modifié, il pourrait paralyser la libre expression et le développement du commerce sur internet. Dans le premier jugement, la cour n’a pas accordé au site TheDirty.com l’immunité possible pour un fournisseur de services internet, dans le cadre de la section 230 du  Communications Decency Act.

Cette immunité établit qu’un fournisseur de services sur ordinateur ne devrait pas être considéré comme étant celui qui prend la parole par rapport au contenu fourni par une tierce partie. L’avocat de l’éditeur de TheDirty.com est confiant dans le fait que le nouveau jugement devrait inverser le premier verdict.

Photo, Sarah Jones, ancienne Cheerleader de l’équipe de Football américain des Bengals.

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