Subissant le recul du Mainframe, IBM ouvre un magasin de services Cloud | La Revue du Digital

Subissant le recul du Mainframe, IBM ouvre un magasin de services Cloud

Ginni Rometty, Chairman, President and Chief Executive Officer, IBM 

Le marché traditionnel du Mainframe, et plus globalement le matériel, est à la baisse pour IBM. Big Blue se repositionne sur les services de Cloud en ouvrant un portail proposant des applications, du Middleware et des outils de développement, dont ceux de partenaires. 

IBM joue gros sur le Cloud. A l’heure où les entreprises quittent peu à peu le Mainframe, Big Blue ouvre un portail de services Cloud ce lundi, baptisé “Cloud Marketplace“.

Une centaine d’applications en ligne

L’information a été communiquée par Steven Mills, Vice Président exécutif senior d’IBM, en charge des logiciels et des systèmes en amont de la conférence “IBM Impact 2014 ” qui se tient à Las Vegas du 27 avril au 1er mai.

Sur ce portail, on dispose de services d’intégration et de contrôle, ainsi que d’une centaine d’applications. Il y a aussi du middleware issu de la plateforme Paas (Platform as a service) Bluemix, des services d’infrastructure Iaas (Infrastructure as a service) issus du rachat de SoftLayer.

On disposera de services de décisionnel, de Big Data, commerce, social, sécurité, mobilité et des services tiers issus de partenaires tels que SendGrid, Zend, Redis Labs, MongoDB, NewRelic, Sonian, Flow Search Corp, Twilio et Ustream.

Le Cloud doit absolument être le relais de croissance d’IBM dont les bénéfices – publiés le 16 avril dernier – au premier trimestre 2014 étaient à la baisse de 21%, et les ventes avaient reculé de 4%. Les comptes du premier trimestre intégraient le coût des restructurations sociales pour 870 millions de dollars, à l’heure où IBM mise sur le décisionnel et le Cloud. Le chiffre d’affaire lié au décisionnel était alors en hausse de 5% et celui sur le Cloud en hausse de 50%.

Les Mainframes en recul de 40%

Ce sont les ventes de matériel informatique qui avaient le plus reculé. Au total, le recul était de 23%. Les ventes liés aux Mainframes – les systèmes Z – avaient chuté de 40%. Le nombre de MIPS (l’unité de mesure de la puissance des Mainframes) livré par IBM au premier trimestre avait baissé de 19% par rapport au même trimestre de l’année précédente.

La situation est très loin de l’état des lieux idyllique dressé par Alain Bénichou, président d’IBM France, sur le marché des Mainframes lors de son intervention sur BFM Business en février dernier.  Quant aux systèmes d’architecture Risc Power System, ils avaient baissé de 2%.

Un Cloud Iaas acheté à l’extérieur

Côté Cloud, IBM aura mis longtemps à disposer d’une offre industrielle au-delà de ses présentations marketing. Big Blue aura été obligé d’acheter – pour 2 milliards de dollars – en juillet 2013 la société SoftLayer afin de délivrer enfin des services Iaas (Infrastructure as a service) capables de concurrencer ceux d’Amazon.

SoftLayer disposait de 21 000 clients et de 13 Data Centers dans le monde. IBM annonçait alors vouloir réaliser 7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2015 grâce au Cloud. En 2013, ce chiffre d’affaires était de 4,4 milliards. Dans le même temps, IBM souligne qu’il a investi 7 milliards de dollars dans le Cloud depuis 2010, via 17 acquisitions.

Trois types d’utlisateurs

L’adaptation des services de middleware au Cloud coûte 1 milliard de dollars à IBM dans le cadre de l’offre Bluemix. Sur son nouveau portail, IBM tente le pari de séduire les responsables business. En effet, trois types d’accès sont ouverts : responsables de lignes métiers, développeurs et administrateurs de systèmes informatiques.

Les responsables métiers auront accès à une centaine d’applications en mode Saas, dans différents domaines d’activité tels que le marketing, la chaîne logistique, les achats, le service client, le juridique, la finance et les responsables de gestion pour d’administration urbaine. Pour les développeurs, l’offre IBM propose des outils de développement tiers, et les outils de middleware. L’objectif est de populariser l’offre Devops, où un développement peut être rapidement mis en service.

Photo, Virgian M. Rometty, PDG d’IBM.

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