« Le Big Data nous permet de traquer la fraude et l’addiction» pour La Française des jeux | La Revue du Digital

« Le Big Data nous permet de traquer la fraude et l’addiction» pour La Française des jeux

LFDJ - BF

Le Big Data sert à détecter le blanchiment d’argent, les tables de poker fictives ou à prévenir le risque d’addiction au jeu à la Française des jeux. C’est ce que décrit Axel Bolotgittler, Data Scientist à la Française des jeux, lors de la journée nationale des études de l’Adetem. 

On voit souvent le Big Data comme Big Brother, il peut aussi être employé pour la bonne cause. C’est ce qu’annonce La Française des jeux qui indique employer le Big Data à la fois pour détecter les risques de fraude, notamment de blanchiment d’argent, et détecter les addictions potentielles au jeu.

Un usage éthique du Big Data

C’est ce qu’a décrit Axel Bolotgittler, Data Scientist à la Française des jeux, lors de la journée nationale des études organisée par l’Adetem, l’association des professionnels du marketing, le 23 janvier. « Nous observons les données d’un point de vue éthique » indique-t-il. « Pour la lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, et pour le jeu responsable,  afin de lutter contre l’addiction, un phénomène à risques » précise-t-il.

Il détaille la situation à la Française des jeux. Les données sont issues des points de vente, avec des données forcément anonymes car les clients ne s’identifient pas lorsqu’ils jouent, et sont enregistrées depuis 34 000 points de vente. « Nous avons 26 millions de clients pour 10 milliards d’euros de chiffre d’affaire » rappelle-t-il.

Travail à partir de l’horodatage et du lieu de vente

De quelles informations dispose la Française des jeux ? Elle connaît l’horodatage, l’heure, le lieu, le type de jeu. « On pense aller plus loin afin d’identifier le blanchiment d’argent. Les points de vente sont interconnectés, et on observe si on mise dans un point de vente, et on se fait payer dans un autre » déclare-t-il.

En ce qui concerne l’addiction, « On observe si une même grille est jouée avec des montants qui augmentent, c’est un signe possible d’addiction » indique-t-il. Il ajoute : « nous voulons aller dans la prévention et la prédiction, pour dire s’il y a possibilité d’addiction ou de blanchiment. »

Les tables fictives détectées en temps réel

Encore mieux, il s’agit de détecter si des tables de Poker fictives, s’organisent avec un phénomène de collusion où plusieurs joueurs s’allient contre un seul. « Pour tous les sites de Poker, les tables fictives sont très compliquées à trouver. Un site le détectait en 10 jours, après le phénomène de collusion.  Grâce au Big Data, ils arrivent à trouver en temps réel quand il y a collusion. C’est l’intérêt du Big Data pour la prévention » pense-t-il.

Il reconnaît que le Big Data n’en est qu’à ses débuts à la Française des jeux. “On commence tout juste à croiser les données entre makerting, commercial et finances. Les données du service sécurité sont délivrés sous forme de rapports word pour l’audit. Ils permettent de détecter les points de vente à risque” conclut-il.

Photo, à gauche, Axel Bolotgittler, Data Scientist à la Française des jeux, lors de l’événement de l’Adetem, le 23 Janvier. 

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