Le décrypteur du « Shadow IT », Thomas Chejfec devient DSI de Gerflor | La Revue du Digital

Le décrypteur du « Shadow IT », Thomas Chejfec devient DSI de Gerflor

Thomas Chejfec devient DSI groupe de Gerflor, après avoir été DSI de Aldes. Ce DSI a notamment réalisé une étude très instructive sur la manière dont les DSI réagissent face au phénomène du “Shadow IT”. Pour sa part, il préconise de  réagir face à ce phénomène, de l’intégrer et surtout de ne pas le nier comme certains sont tentés de le faire.

Les métiers s’émancipent de la DSI

Avec le “Shadow IT”,  les responsables métiers en entreprise choisissent leurs propres outils informatiques sans consulter le DSI.  Face à ce phénomène, Thomas Chejfec recommande aux responsables informatiques d’être à l’écoute des métiers, de les rencontrer fréquemment afin d’être au courant de ce qui se passe.

Dans un second temps, il préconise soit de ramener les métiers dans le droit chemin s’ils choisissent une solution qui est déjà proposée sous une forme voisine par la DSI, soit que la DSI intègre la solution choisie par l’utilisateur au catalogue des services qu’elle soutient si la nouvelle solution représente un vrai progrès.

Des utilisateurs de plus en plus digitaux

Pour lui, le phénomène se développe car les utilisateurs sont de plus en plus “digitaux”, exigeants sur les outils, recherchent de la performance, veulent de la rapidité de mise en oeuvre, et recherchent l’efficacité et la pertinence. Les fournisseurs, pour leur part, bénéficient du canal internet afin de présenter directement leurs solutions, et sont de plus en plus capables de parler aux métiers en disposant d’offres plus simples à mettre en oeuvre.

La DSI, entre les deux, n’arrive plus à suivre en étant confrontée à la généralisation des technologies de l’information, et à une hyper spécialisation des métiers. Dans tout cela, un nouvel acteur intervient : le grand public, et le phénomène de consumérisation de l’informatique, c’est à dire de l’adoption en entreprise de solutions grand public. De plus, Thomas Chejfec observe que la DSI a une réputation d’être lourde, technique et non communicante face à des métiers qui ont des contraintes de time-to-market, et sont séduits par les solutions en mode Cloud et Saas.

Seulement 34% des DSI intègrent le “Shadow IT” dans leur gouvernance

L’étude menée par Thomas Chejfec montre que  la gouvernance de la DSI intègre peu souvent le phénomène. Pour seulement 29% des DSI la gouvernance intègre le “Shadow IT” et, à peine 5% des DSI intègrent spécifiquement le “Shadow IT.”

Face au phénomène, la DSI dispose de deux leviers. Le premier est la qualité de service rendue aux utilisateurs et le second est la compréhension du système d’information par les métiers. Si la qualité de service est plutôt bien perçue, le métier de la DSI reste largement incompris des métiers.

73% des métiers ne comprennent pas le métier de la DSI

Dans le détail,  Thomas Chejfec observe que dans les entreprises sur lesquelles il a enquêté, 46% des équipes métiers ont une vision positive de la qualité de service de la DSI, 29% un avis neutre et 25% un avis négatif.

Dans ces mêmes entreprises, 27% des métiers seulement ont une bonne compréhension du métier de la DSI, 64% ont une faible compréhension de ce que fait la DSI, et 9% ne comprennent pas ce que fait la DSI. Le marketing de la DSI est donc plus que jamais d’actualité.

 

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2 réactions sur “Le décrypteur du « Shadow IT », Thomas Chejfec devient DSI de Gerflor

  1. Ivision

    Bonjour,

    Concernant votre paragraphe : les utilisateurs de plus en plus digitaux, une autre raison qui pousse les utilisateurs à ne pas faire appel à la DSI est la volonté de gagner du temps. Parce qu’obtenir la validation d’un service tiers impose des délais supplémentaires, qui sont d’autant plus long que la DSI n’est pas informée sur le sujet et donc pas prête à répondre immédiatement à la demande. Il est donc nécessaire pour la DSI de faire de ces nouveaux besoins des métiers une de ses priorités, de tenir une veille à la fois des besoins des collaborateurs mais aussi des services et solutions externes pouvant y répondre, afin de se positionner en tant que conseiller et expert et de répondre à ces nouvelles demandes beaucoup plus rapidement.
    Nous abordons le sujet du Shadow IT depuis quelques temps sur notre blog, vous pouvez consulter le dernier en date, sur la maîtrise budgétaire et le Shadow IT, à l’adresse suivante :

    Répondre
  2. Ivision

    Bonjour,

    Mon précédent commentaire semble n’avoir pas bien fonctionné…
    Concernant votre paragraphe : les utilisateurs de plus en plus digitaux, une autre raison qui pousse les utilisateurs à ne pas faire appel à la DSI est la volonté de gagner du temps. Parce qu’obtenir la validation d’un service tiers impose des délais supplémentaires, qui sont d’autant plus long que la DSI n’est pas informée sur le sujet et donc pas prête à répondre immédiatement à la demande. Il est donc nécessaire pour la DSI de faire de ces nouveaux besoins des métiers une de ses priorités, de tenir une veille à la fois des besoins des collaborateurs mais aussi des services et solutions externes pouvant y répondre, afin de se positionner en tant que conseiller et expert et de répondre à ces nouvelles demandes beaucoup plus rapidement.
    Nous abordons le sujet du Shadow IT depuis quelques temps sur notre blog, vous pouvez consulter le dernier en date, sur la maîtrise budgétaire et le Shadow IT, à l’adresse suivante : 3w.ivision.fr/maitrise-budgetaire-attention-au-shadow-it/

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