La DSI de GDF Suez trouve excessive l’avidité des grands éditeurs de logiciels | La Revue du Digital

La DSI de GDF Suez trouve excessive l’avidité des grands éditeurs de logiciels

La DSI de GDF Suez s’insurge face à l’attitude des grands éditeurs de logiciels qui veulent récupérer un maximum d’argent au détriment de leurs clients. Par ailleurs, ses projets en cours sont la ville intelligente, le Big Data et le Cloud Computing. 

Trop c’est trop. Véronique Durant Charlot, DSI du groupe GDF Suez a fait part de son ras le bol en ce qui concerne la politique de licences appliquée par les grands éditeurs de logiciels. Elle regarde vers SAP, Oracle ou Microsoft. Elle s’est exprimée lors d’une table ronde organisée durant un événement sur le Cloud Computing, le 9 décembre, dans les locaux du Ministère des Finances à Bercy.

C’est un scandale

« Les grands acteurs, éditeurs, font monter les coûts des licences, c’est scandaleux. SAP a découvert par exemple une espèce de ‘virus’ dans nos contrats, la notion d’’usage indirect’, au moment où nous mettons notre système d’information à disposition de nos millions de clients. » Pour elle, « Les grands éditeurs vont faire ‘cracher la bête’ tant qu’ils peuvent. Nous n’avons qu’une seule envie, c’est de nous sauver de là ! »

La situation n’est pas nouvelle. Elle date d’au moins deux ans. « Les négociations avec les éditeurs reprennent chaque année et il faut être ferme » déplore la DSI face à ce bras de fer permanent. Elle s’appuie notamment sur l’USF, l’association des utilisateurs de SAP francophones, qui se montre particulièrement active.

Créer une source de données indépendante

Mais comment pourrait-elle concrètement s’émanciper des grands éditeurs ? « Sur le CRM, nous nous appuyons de plus en plus sur Salesforce.com. Pour le reste, nous appliquons l’approche du ‘containment’, il s’agit d’isoler les données afin de constituer un gisement de Big Data, un puits de données, et  d’y accéder sans redescendre dans les couches d’ERP par exemple. C’est l’accès aux données qui coûte cher. »

La DSI de GDF Suez est particulièrement remontée car elle a du gérer la création et le déploiement d’un système d’information traditionnel à partir de 2007 à base d’ERP, qui a coûté des fortunes. « La réglementation nous a obligé à refaire des systèmes d’information sans valeur ajoutée lors de la séparation des métiers dans l’énergie. Ces ERP ont coûté des centaines de millions d’euros » rappelle-t-elle.

Le Cloud arrive 

« Nous sommes encore en train de finir cela, au moment où le Cloud arrive » constate-t-elle. De fait, la démarche ERP porte à peine ses fruits, et les factures des clients à être correctement éditées, que déboule le Cloud Computing.

Elle évoque le Cloud comme un bénéfice. “Pour l’informatique d’entreprise, le Cloud permet de tester. Avec quelques dizaines de kilo euros, on peut tester plein de choses, et le cas échéant, jeter. Et cela change la culture des gens. Ils apprennent à aller vite et à jeter” se félicite la DSI.

Les réactions du management et de la DSI face au Cloud  : suite de l’intervention de Véronique Durant Charlot …

Photo : Véronique Durant Charlot, DSI de GDF Suez, le 9 décembre à Bercy. 

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7 réactions sur “La DSI de GDF Suez trouve excessive l’avidité des grands éditeurs de logiciels

  1. Cyril

    Entièrement d’accord avec GDF-Suez, SAP avec sa scandaleuse invention des “accès indirects” pour augmenter ses revenus prend ses clients pour des cons depuis près de deux ans, et a la naïveté de croire qu’il est possible de faire du business et de gagner de l’argent avec ce comportement de terre brûlée, c’est malheureusement tout le contraire qui attend SAP puisque ses clients sont très solidaires en France, Europe et dans le monde, incluant les pays émergents; SAP dont les solutions sont à éviter tant que le point sur les accès indirects n’est pas résolu.

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  2. JPV

    Il est clair que SAP, ORACLE et MICROSOFT ont une notion tout à fait particulière de la valeur ajoutée et donc du revenu à en tirer. Il est difficile, dans ce contexte, de :
    * faire accepter à notre exécutif une croissance des coûts de fonctionnement avec une part grandissante pour des outils qui ne sont pas au coeur de l’activité ;
    * comprendre pourquoi les éditeurs de nos progiciels nous condamnent à être “rackettés” en imposant ces plateformes (y aurait-il collusion, aspiration à imiter ce modèle économique ???).

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  3. Caroline Olsen

    “SAP a découvert par exemple une espèce de ‘virus’ dans nos contrats…”
    SAP est un virus, bien plus mortel qu’Ebola.
    C’est un scandale? Le mot est trop faible. C’est un crime organisé.
    Avec de l’aide de Google, vous trouverez la suite sur Leo Apotheker | Economic Crime.

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  4. Caroline Olsen

    “SAP a découvert par exemple une espèce de ‘virus’ dans nos contrats…”
    SAP est un virus, bien plus mortel qu’ Ebola.
    C’est un scandale? Le mot est trop faible. C’est un crime organisé.
    Le coeur de métier de SAP n’est pas l’informatique, mais le détournement de fonds publiques en bandes organisées, par la corruption, le blanchiment et la complicité de politiciens influents, de haut fonctionnaires et de cabinets de conseils internationaux.
    Avec de l’aide de Google, vous trouverez la suite sur Leo Apotheker | Economic Crime.

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