Le smartphone futur moyen d’accès illégal à tous les contenus, selon Hadopi | La Revue du Digital

Le smartphone futur moyen d’accès illégal à tous les contenus, selon Hadopi

Le smartphone sera de plus en plus utilisé à l’avenir pour télécharger ou regarder de manière illégale des oeuvres en streaming. C’est un avis partagé par deux personnes sur trois interrogées par l’Hadopi, qu’il s’agisse de musique, de films ou de séries télévisées. Actuellement, c’est la musique qui est surtout consommée sur smartphone en mode streaming.

Une enquête réalisée en avril et juin

Le smartphone peut être utilisé pour accéder aux œuvres de manière illicite via des applications de type streaming4iphone décrit l’Hadopi ou par la consommation de musiques téléchargées auparavant via l’ordinateur. L’enquête a été réalisée par l’Hadopi qui a interviewé des consommateurs en avril et juin 2013 sur leurs pratiques de consommation illégale de contenus. Les résultats ont été publiés le 29 Novembre et sont consultables sur le site de l’Hadopi. L’enquête a remonté plusieurs tendances nettes. Grâce à internet, on passe à une consommation de biens culturels sous le signe de l’éphémère et  de la profusion.

Les personnes interrogées ont le sentiment que tout le monde pirate, et fait pire que soi. Ceci est rendu possible grâce à la simplicité d’accès aux contenus de manière illicite. Les consommateurs sont toutefois conscients des risques, tels que se faire prendre ou de se faire hacker ses données sur les sites illicites, ou d’être infectés par des programmes malveillants, mais la plupart des internautes estiment que le jeu en vaut la chandelle.

Le streaming moins risqué

Afin d’accéder aux contenus, ils optent pour le moins risqué, comme le streaming, les convertisseurs (« stream ripping » qui transforment du streaming en fichier vidéo). En revanche, le P2P, via torrent, est considéré comme plus risqué. Les newsgroup sont perçus comme plus sûrs, mais plus techniques et payants.

La consommation dématérialisée se fait le plus souvent sur des œuvres récentes, de moins de 6 mois. Cette consommation d’œuvres récentes est particulièrement marquée auprès des consommateurs illicites, notamment pour les séries TV : 71% d’entre eux déclarent consommer le plus souvent des séries TV de moins de 6 mois (69% pour la musique, 60% pour les films). Concernant les supports d’écoute et de visionnage, on observe le développement de la consommation en mobilité pour la musique avec l’utilisation du smartphone par près d’un jeune de 15-24 ans sur deux (49%) pour cette catégorie de bien culturel.

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