Emploi : un besoin massif de Business Analysts selon le Syntec numérique | La Revue du Digital

Emploi : un besoin massif de Business Analysts selon le Syntec numérique

Table ronde Jean Marc - Bon format

Les profils les plus demandés chez les informaticiens sont en plein renouvellement. C’est la conclusion de l’étude présentée en avant première le 16 octobre, lors de l’événement Big Data Expo, par Renaud Brosse du Syntec Numérique et associé chez Timspirit.

Ces prévisions sur l’évolution du marché de l’emploi informatique ont été établies par le Fafiec et le Syntec Numérique. Le Fafiec est l’organisme qui finance la formation professionnelle des métiers de l’informatique, de l’ingénierie et du conseil.

La demande en professionnels de l’informatique va croître de 3% à 4% par an de 2013 à 2018 chez les sociétés de services, les éditeurs de logiciels et les spécialistes de l’ingénierie et de l’embarqué.

Parmi les nouveaux postes les plus demandés, on trouve les Business Analystsles architectes réseaules spécialistes du Cloud (architectes et spécialistes de la migration),  et les chefs de projet. D’autres métiers en revanche sont en net repli. Il s’agit des développeurs concepteurs pour Mainframe et des techniciens d’exploitation.

Le sentiment chez les professionnels est que l’on recherche de plus en plus des moutons à cinq pattes, des gens qui maîtrisent à la fois les technologies et les enjeux business.

Dans le détail, dans le secteur de secteur de l’ingénierie et de l’embarqué, les métiers en émergence et en développement sont de manière marquante les Business Analysts, et de manière moins marquée les spécialistes de la migration vers le Cloudles développeurs d’applications mobiles et les développeurs d’applications dans le décisionnel.

Le plus gros besoin concerne de fait les Business Analysts. On a demandé 6000 spécialistes en 2012, cela atteindra 7000 en 2018. Côté  migration vers le Cloud, les besoins étaient de 1000 personnes en 2012, ce besoin atteindra 2000 personnes en 2018. Pour les développeurs d’applications mobiles, les besoins étaient de 1000 en 2012, cela passera à 2500 en 2018. Enfin, dans le décisionnel, les besoins étaient de 1000 professionnels en 2012 et ils seront de 2000 en 2018. Les métiers en stagnation sont les développeurs et concepteurs pour les Mainframe. Les besoins étaient de 5600 en 2012. Ils tomberont à 3400 en 2018.

Au sein des ESN (Entreprise de services Numériques), c’est-à-dire anciennement les SSII, les métiers en émergence ou en plein développement sont les analystes Big Data, les architectes Cloud Computing, les architectes réseau et les spécialistes de la réalité virtuelle.

Dans les entreprises de service, la plus grosse demande concerne les architectes en réseau. Le besoin était de 1000 collaborateurs en 2012. Il montera à 2400 professionnels en 2018. Ce type de spécialité est suivi par les architectes Cloud, dont le besoin était de 1000 en 2012, et qui s’élèvera à 2000 en 2018. Les métiers émergents concernent les analystes Big Data dont le besoin était de 50 analystes Big Data en 2012, et qui s’élèvera à 100 en 2018. Moins nécessaires en 2012, les spécialistes de la réalité virtuelle, dont le besoin était alors de 10 postes mais qui montera à 100 postes en 2018. Toujours dans les ESN, les métiers en stagnation et en récession sont les techniciens d’exploitation. Les besoins étaient de 2000 postes en 2012, et ils ne seront plus que de 1000 en 2018.

Enfin, du côté des éditeurs,  les métiers en émergence et en développement concernent les chefs de projet, les informaticiens ergonomes et les spécialistes de la cyber-sécurité. Les besoins en chefs de projets étaient de 800 en 2012. Ils passeront à 1400 postes en 2018. Les besoins en informaticiens ergonomes vont passer de 10 à 200. Les besoins en spécialistes de la sécurité passeront de 20 à 400 postes.  Les métiers en stagnation ou en récession sont les concepteurs développeurs, les administrateurs d’infrastructure et les techniciens de support.

Les besoins en concepteurs développeurs vont passer de 2000 à 1800. Les besoins en administrateurs d’infrastructure vont rester identiques à 1600 personnes et les besoins en technicien support vont légèrement baisser de 600 à 500.

Photo table ronde du 16 octobre lors du salon Big Data Expo, avec de gauche à droite : Jérôme Brun de Atos, Jean-Marc Defaut de HP, Jan Gabriel de Syntegra et Renaud Brosse de Timspirit. 

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